[323] Cette pièce est, je crois, la plus rare de toutes celles qui se rapportent aux Caquets de l'Accouchée. Nous l'avons trouvée à la Bibliothèque impériale.
[324] Ce n'est pas le lieu de donner ici une longue notice de ce fameux farceur, qui, pendant plus de quarante ans, amusa Paris, soit sur la place de l'Estrapade, où il eut long-temps ses tréteaux, soit surtout à la place Dauphine, où cette pièce-ci le met en scène, soit à l'hôtel de Bourgogne, qui le vit finir. Nous renverrons à l'article que Boucher d'Argis lui a consacré dans son Histoire abrégée des plus célèbres comédiens de l'antiquité et des comédiens françois les plus distingués (Variétés historiques, physiques et littéraires, etc., 1752, in-8, t. 1er, 2e partie, p. 506), et à Tallemant, édit. in-12, t. 10, Historiette de Mondory.
[325] Ce fou, dont il est déjà parlé dans la pièce précédente, couroit les rues comme maître Guillaume et Mathurine. Dans un livret publié en 1614 avec ce titre: La remonstrance de Pierre Du Puits sur le resveil de Maistre Guillaume, et dans lequel il se donne comme ayant «l'esprit relevé jusques en l'antichambre du troisième degré de la Lune, etc.», on lui fait dire au commencement:
| Avec ma jacquette grise |
| Plusieurs lourdauts je meprise. |
Puis tout à la fin:
| AUX CURIEUX: |
| Pierre du Puits n'est pas seul en folie, |
| Ny tous les fols ne sont Pierre du Puits, |
| Car tel est fol qui n'a pas l'industrie, |
| Ainsi qu'il a, de donner des advis. |
[326] Autre farceur du Pont-Neuf, donné très gratuitement ici comme auteur des Caquets de l'Accouchée. Les seules œuvres que l'on connoisse de lui, et dont il parut un très grand nombre d'éditions chez la veuve Oudot, sont: Extrait des rencontres, fantaisies et coq-à-l'asne facétieux du baron de Gratelard, tenant sa classe ordinaire au bas du Pont-Neuf. Dans ces derniers temps on réimprimoit encore à Montbéliard: Entretiens facétieux du sieur baron de Gratelard, disciple de Verboquet, propres à chasser la mélancolie et à désopiler la rate, in-18 de 12 pages. (Nisard, Hist. des livres popul., t. 1er, p. 388.)
[327] On disoit crocheteur, mais c'est clocheteur qu'il falloit dire, car il s'agit de la petite figure qui frappoit les heures sur la cloche de la Samaritaine. Les Libellistes du temps prirent plus d'une fois le petit crocheteur pour héros, et lui firent débiter leurs satires. L'un des pamphlets mis sur son compte fut cause qu'on l'enleva de la Samaritaine pendant quelque temps. (V. le Mercure françois de 1611.)
[328] Autre petite figure de bronze qui, à la manière du clocheteur du Pont-Neuf et du Jaquemart de Notre-Dame de Dijon, sonnoit l'heure au clocher de l'église Saint-Paul, située dans la rue du même nom et démolie au commencement de ce siècle. Une mazarinade a pour titre: Le qui fut de Jacquemard sur les sujets de la guerre mazarine, Paris, 1652. V., pour l'étymologie du mot Jaquemart, P. Berigal (G. Peignot), Hist. de l'illustre Jaquemart de Dijon, 1832.
[329] Encore un farceur, mais moins connu que les autres. Il est nommé, dans l'Espadon satyrique, Cologne, 1680, pag. 25, et dans l'épitaphe du fameux Jodelet, Julien Joffrin: