Jusqu’aux premiers feux du matin,
Que tout mon peuple à ce festin
S’assemble!!!
Nécromanciens et démons,
Rions, chantons et blasphémons
Ensemble!!!

Ainsi Belzébuth dans les bois
Appelle la foule à ses lois
Sujette;
Et sur de fantasques coursiers
L’armée entière des sorciers
Se jette.

Et voyant leurs noirs tourbillons
Tracer par les airs des sillons
De flamme,
Le passant, saisi de terreur,
Prie, et recommande au Seigneur
Son âme.

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Ces vers, et autres non moins rocailleux, sont escortés d’une multitude d’épigraphes. Le poëte nébuleux les prodigue, les sème à pleines mains, en met dix pour une ode. Elles sont, la plupart, tirées d’écrivains étrangers, et s’il y admet des auteurs français, c’est pour la plus grande gloire de ses amis et connaissances, dont les poésies inédites lui fournissent un beau choix de citations.

Hélas! hélas!

(Shakspere, traduction de Letourneur.)

C’est un spectacle étrange, et qui mérite certes
Qu’on tienne pour le voir les fenêtres ouvertes.

(Aristippe Greluchard, Saynètes.)