[Note 561: ] [(retour) ] Cette parenthèse est de notre traducteur.
A ces deux frères et à Brunehault leur aieule envoia saint Grigoire une épistre, pour recommander saint Augustin que il envoioit en Angleterre pour le peuple convertir. En cette lettre fait mencion comment il envoie à cette royne Brunehault des reliques de saint Pière et de saint Pol, que elle lui avoit requises.
[562]Incidence. En ce temps issirent les Huns de Pannonie et firent moult de grièves batailles contre François, en Loraine. Mais à la parfin les fist retorner en leur païs la royne Brunehault et ses neveus, par avoir que ils leur donnèrent. (Cette manière de gens qui lors estoient apelés Huns et la terre Pannonie, orendroit est nomée Esclavonie et le peuple Esclavons.)[563]
[Note 562: ] [(retour) ] Aimoini lib. III, cap. 84.--P. Diacon., lib. IV, cap 4.
[Note 563: ] [(retour) ] Cette parenthèse est encore de notre traducteur.
[564]Agon le roy des Lombars envoia en France Agnel l'évesque de Tridente, pour la rançon des prisons que les François avoient pris es chastiaus qui sont sujets à cette cité: aucuns en amena que Brunehault avoit rachetés de ses propres deniers. Après ce, envoia en France Enion le duc de cette cité mesme, pour empetrer pais et concorde envers les François: en pais retorna quant il eut fait la besoigne.
[Note 564: ] [(retour) ] P. Diac. lib. IV, cap. 1.
[565]En cette année que le roy Childebert mourut, la royne Frédégonde, qui moult s'estoit enorgueillie de la victoire qu'elle avoit eue contre lui, en la manière que nous avons dit, assambla ses osts et ce que elle put avoir de gent d'armes de Paris et des autres cités du royaume Clotaire son fils: sur les deux frères Theodebert et Theoderic coururent, qui d'autre part avoient leurs osts assamblés. Grief bataille y eut et longue[566], les gens Frédégonde firent grant occision de leurs ennemis: ceus qui de l'occision eschapèrent s'enfuirent.
[Note 565: ] [(retour) ] Aimoini lib. III, cap. 85.--Fredeg., cap. 17.
[Note 566: ] [(retour) ] Le traducteur omet le nom du lieu qu'Aimoin avoit cependant indiqué: «Loco nominato Latofas.» C'est Laffaux, aujourd'hui village du département de l'Aisne, à deux lieues de Soissons.