Note 972: Joucelin, c'est-à-dire, Josse, autrefois… C'est le Josse olim du texte latin qui a trompé notre traducteur.—Jessé avait été privé du siége d'Amiens en 830.

Note 973: Jeremie, ch. 9, v. 23.

Note 974: Sa coulpe. L'habitude de prononcer, en se frappant la poitrine, le mea culpa, avait fait confondre ce mot avec celui qui désignait la poitrine même. De la l'expression si fréquente de battre sa courpe ou coulpe.

En ce temps se rebellèrent les Bretons derechief: mais aussi légièrement furent-ils chaciés et abatus, comme l'empereur mist s'espérance à cellui que l'en dit: biaux Sire Dieu, tu as povoir quant tu veulx[975]. En ce temps environ la Chandeleur, assembla l'empereur grant parlement à Ais-la-Chapelle et meismement d'évesques; là fu ordonné de l'estat de l'Églyse. Et fu faite la complainte des rapines et des griefs que Pepin et les siens avoient faits aux églises. Pour ce fut ordené que Pepin et sa gent feussent admonnestés à com grant péril des ames ils avoient tollues et ravies les choses des églyses. Si tint ceste admonicion bonne fin; car Pepin et sa gent receurent débonnairement l'admonnestement l'empereur, et obéit volontiers à son père; car il rendit aux églyses leurs biens et leurs possessions, et conferma la restitution par son séel, et voult que sa gent se tenissent dès lors de telles rapines.

Note 975: Sagesse, c. 12, v. 18.

[976]Après cestuy parlement, en fist l'empereur assembler un autre ou temps d'esté, en la contrée de Lyon en un lieu qui s'appelle Stramat[977]. A ce parlement vinrent ses deux fils Pepin et Loys. Lothaire n'i fut pas, car il estoit encore trop foible après sa maladie. En ce parlement furent débattues les causes de l'églyse des arceveschiés de Lyon et de Vienne qui estoient vagues et sans pasteurs; les évesques qui semons estoient au parlement s'en estoient destournés, si comme l'évesque Agobars et Bernart, arcevesque de Vienne. Ce Bernart y vint toutes voies, mais il s'en refouyt tantost; si ne fu pas ceste besoingne parfaite pour ce que les prélas n'estoient pas présens.

Note 976: Vita Ludovici Pii.—XLII.

Note 977: Stramat, en latin Stramiacum. C'est aujourd'hui Crémieux.

En ce parlement fu aussi plaidoié et débatu la cause des Gotiens qui estoient divisés en deux parties; car l'une soustenoit la partie Berart et l'autre celle de Berengier, le fils le comte Huironne[978]. Et ceste cause fu terminée par une aventure qui advint; car celluy Berengier mourut. Et la seigneurie et le povoir demoura toute à Berart.

Note 978: Huironne. Le latin porte: H. Turonici quondam comitis filius.