Note 378: Athinse. Les éditions de l'annaliste portent: «Super Anesum.» C'est la rivière d'Ens, qui se jette dans le Danube, et qu'il ne faut pas confondre, comme le fait M. Guizot, avec le fleuve de l'Ems.
Note 379: Cambone. «Super Cambum fluvium.» C'est aujourd'hui le Kamp, rivière d'Autriche.
Note 380: Combert. Voici le texte latin: «Altera, juxta Comagenis civitatem, in monte Cuneberg vallo firmissimo erat extructa.» Suivant l'Itineraire d'Antonin, Comagènes étoit une ville de Pannonie entre Vienne et le mont Cetius. En effet, dans sa carte d'Autriche, Lazius met une montagne qu'il appelle Comagenus mons, et dont le nom vulgaire est Kaunberg. (Voyez le Dictionnaire de Lamartinière.) Tout cela n'a pas empêché M. Guizot de nous apprendre dans une note sur Comagène, que cette ville étoit probablement Comborn.
Note 381: Arabonne. «Ad Arrabonis fluenta.» C'est le Raab.
Note 382: Abbarie. Ou plutôt Bavière, selon le texte latin.
Note 383: Haitié. Dispos.
Les Frisons et les Saisnes qui par son commandement estoient en l'autre partie de son ost que Thierri et Mainfroy conduisoient, retournèrent en leur païs. Cest ost fut mené sans dommage, fors que si grant pestilence et si grant mortalité fu des chevaux, en celle partie de l'ost que le roy conduisoit, que de tant de milliers comme ils estoient n'en demoura pas la dizième partie. A tant départit son ost et s'en ala yverner en une cité qui a nom Renebourc[384]; là célébra la sollennité de Noël et de Pasques.
Note 384: Renebourc. «Reginum civitatem quæ nunc Reganesburg vocatur.» C'est Ratisbonne.
[385]Orgelle est une cité qui est assise au plus hault lieu des mons de Pirene. L'évesque de celle cité avoit nom Félix, si estoit Espaignol de nacion. A luy se conseilla Elipan l'archevesque de Tholette par lettres, et luy demanda que il sentoit de l'umanité nostre Seigneur, savoir mon sé on le devoit croire selon ce qu'il estoit propre homme, ou selon ce qu'il estoit fils adoptif de nostre Seigneur Dieu le père[386]. Moult folement et moult felonnessement luy demanda de ceste chose, et si ne le prononça pas tant seulement fils adoptif, contre l'ancienne doctrine et contre la foy de sainte Églyse, ains compila livres qu'il envoia à cil évesque par quoy il s'efforçoit à deffendre celle hérésie et sa mauvaise opinion. Pour ceste chose fut mandé au palais[387]; là fut son erreur récitée au concile des évesques qui pour ceste chose y estoient assemblés. Convaincu fu de son erreur et de son hérésie. A Rome l'envoia le roy à l'apostole Adrien qui condamna luy et sa fausse doctrine, et puis le renvoia en sa cité.
Note 385: Eginhardi Annal. A° 792.—Orgelle, variantes: Orgale, Lorgale et Corgale. C'est Urgel.