[372]: Warneston. Aujourd'hui Warneton.

[373]: La moitié de luy. «Ut usu membrorum suorum parte mediâ corporis privaretur.» C'étoit sans doute une paralysie.

[374]: Perche. «Partecum.» Ce doit être le petit village de Perray ou le Perré, à une lieue et demie de Rambouillet, et non pas Patay, ou Nogent-le-Rotrou, comme le présument Velly et les autres.

[375]: Cause. Raison.

[376]: La continuation de Nangis dit au contraire qu'il fut enterré honorablement auprès de ses ancêtres.—Si l'on remarque que ni cette continuation de Nangis, ni le chroniqueur de Saint-Denis, ni Froissart ne parlent de l'odieux supplice que la reine d'Angleterre auroit fait infliger à son déplorable époux, on pourra cesser de le regarder comme incontestable. C'est pourtant là ce qu'ont estimé tous nos historiens modernes. M. de Sismondi, qui a fait pour l'histoire de France ce que Dulaure a tristement exécuté pour celle de Paris, va même plus loin: «Il ne reste, dit-il, aucun indice qui fasse peser sur le roy de France la moindre partie de la responsabilité du meurtre d'Edouard II, si ce n'est que les historiens françois n'en témoignent aucune horreur, et que, dans le récit de Froissart, c'est la reine qui paroît être l'héroïne.» Il me semble qu'on devoit se contenter d'émettre quelques doutes sur le fait en lui-même, et avouer que les chroniqueurs françois répugnoient à y croire, et que Froissart avoit seulement parlé des grandes qualités de la reine. Mais quand Froissart auroit trouvé bon ce dont il ne parle pas, comment son opinion tendroit-elle à inculper le roi de France?

[377]: Rieuser par les rieules. Régler par les règles.

[378]: Apoinctié. Quelques leçons ont transformé ce mot en celui de apovrié, et l'on pourroit démontrer que cette partie de la continuation de Nangis est une simple traduction latine de nos chroniques françoises, en remarquant le mot barbare depauperatum qu'elle emploie ici parce qu'elle avoit eu sous les yeux la mauvaise leçon françoise.

[379]: Au Chastiau-Neuf. Châteauneuf, aujourd'hui bourg à quatre lieues d'Orléans.—Je crois que la princesse dont il s'agit ici est Marie et non Blanche; cette dernière étant née au bois de Vincennes, contre l'opinion du P. Anselme.

[380]: Le manuscrit 218, Suppl. franç., porte ici: «Et pour ce que aucuns disoient, meismement li Anglois, que à leur roy appartenoit de droit et de raison le royaume de France, comme au neveu et plus prochain qui fil estoit de Ysabel jadis fille du biau Phelippe, li François disant au contraire que fame nè par conséquent son fil ne povoit par coustume succéder el roiaume de France; pour tout ce trouble oster, li barons baillèrent comme au plus prochain le gouvernement du roiaume à monseigneur Phelippe, conte de Valois... jusques à tant que l'en seust quel enfant la royne aroit.»—(Voyez les autres variantes à la fin de ce volume.)

[381]: A Rome. «Et par déceptions et cavillations fist tant que li Romains le receurent.» (Variante du msc. 218.)