[43]: «La porte coléice.» Comme celle dont il est parlé dans le Roman de la Rose:
Si a bones portes coulans,
Pour faire ceux dehors dolans;
Et pour eux prendre et retenir
S'il osoient avant venir.
On peut voir une belle gravure de la porte coléice ou coulante de Villeneuve-sur-Yonne, qui existe encore, dans le Dictionn. d'architecture de M. Viollet-Le-Duc, t. VII, p. 336.
[44]: Nous avons déjà averti nos lecteurs, p. 185, que nous laisserions de côté les trois assemblées ou rencontres qui, dans le roman, nous paraissaient faire double emploi avec celles où Galehaut sera le tenant contre le roi Artus. Des incidents d'un seul récit primitif les rédacteurs de l'ensemble avaient formé sans nécessité deux récits distincts. C'est dans ces premières assemblées que Lancelot avait porté l'écu d'argent à la bande noire qui le fait ici reconnaître.
[45]: La guimpe ou guimple était, comme on doit le savoir, une sorte de voile épais passé sur le cou, tombant sur la poitrine quand on le baissait, couvrant le nez et même les yeux quand on le tenait levé. Il ne faut pas l'oublier, ni prendre le change quand on voit les dames lever ou baisser leur guimpe.
[46]: On disait: maison fort. De là le nom propre si commun de la Maisonfort.
[47]: Il n'est pas aisé de bien se rendre compte de la description de cette geôle, qui varie dans les différentes leçons et même dans la même leçon, à quelques alinéas de distance; voici la plus intelligible: «La geole estoit au chief de la salle; si estoit lée par desoz, et par dessus greille. Si avoit deux toises en tout sens, et haut jusqu'à la couverture de la salle; à chascune quarréure de la salle avoit deux fenestres d'ivoire (s. d. de voirre) si clers, que cil qui estoit dedens povoit veoir tout ce qui entour estoit en la salle.»
[48]: Les mss. 341, fo 60, et 773, fo 82, vo, disent: «La demoiselle des marches de Sezile.» Le no 339, fo 19, porte seulement «la demoiselle.»
[49]: Cette expression qui revient encore ici semble indiquer un faisceau de petits cierges qu'on tenait à la main.
[50]: «Cotes à armes et couvertures noires.» Fo 24. La couverture était le surcot de soie ou de laine qu'on jetait sur le haubert ou la cotte d'armes.