[60]: On ne retrouve pas cette action de Merlin dans le livre de ses faits et gestes.

[61]: La guiche était ce que nous appelons aujourd'hui assez improprement baudrier: ce dernier mot est dérivé de baudré qui répondait à ceinture; baudrier serait donc proprement le ceinturon.

[62]: «Par mon chief vous n'irés pas, mès je irai; car vous savez bien que li derroi de la maison le roi Artus sont mien, et por ce ai-je nom Desréé.» (Msc. 1430, fo 75, vo.) C'était un surnom que Sagremor avait mérité, parce que, dans les grandes assemblées ou dans les tournois, il sortait le premier des rangs, et ne réglait jamais ses mouvements sur ceux des autres. Le sens de desréé est justifié par un passage de la partie inédite du livre d'Artus: «Lors commence à approcher li conroi li uns à l'autre. Et Sagremor desrenge tout premiers à l'Amirant Monys, un Saisne orgueilleux. Et quant si compaignon le voient aler, si dient: C'est Sagremor li desréés, bien est drois qu'il ait la première jouste.» (Msc. 337, fo 144, vo.)—Le nom, voit-on dans le même livre d'Artus, lui avait été donné au retour de la dernière bataille livrée aux Saisnes. Après s'être trop avancé dans les rangs ennemis il avait été abattu et eût été retenu prisonnier, si Gauvain n'était venu le délivrer. La vieille reine de Vendebiere avait alors dit: «Il ne pourra longuement vivre; jamais chevalier n'a mieux mérité le nom de desréé.» Depuis ce temps on ne l'avait plus appelé autrement, et il ne le trouvait pas mauvais.

[63]: Un bleteron, mss. 776, fo 116; et 1430, fo 76.

[64]: Traces marquées par les fers de chevaux. Le mot est à regretter; Rabelais l'a souvent employé.

[65]: Dans la partie inédite du livre d'Artus, cette demoiselle qu'on peigne est parente de Giromelan, et se tient dans une tour où la foule assiége messire Gauvain et la demoiselle à la Harpe. On l'y voit railler également messire Gauvain, mais pour avoir tenu dans ses bras, une nuit entière, la belle Hélais, sans lui rien faire.

[66]: Cela était raconté un peu différemment dans l'Artus inédit. Hélie, le mari de la dame de Roestoc, mortellement frappé dans une bataille contre les Saisnes, est ramené dans son château; avant d'expirer, il recommande à sa belle, sage et jeune femme, une nièce qui avait, dans la personne du nain Monabonagrin, un second oncle.

[67]: Nous dirions aujourd'hui: «Bonne chance!»

[68]: Ce joli mot, dérivé de dru, ami, répond à gage de fidèle affection ou d'amour; le mot actuel joyau, n'en serait pas l'équivalent.

[69]: «À membres d'or.»