[64]: Var. Patados.
[65]: De trois à six heures du soir.
[66]: Cette histoire du château d'Ascalon le Ténébreux est racontée dans la partie inédite du livre d'Artus (msc. 337, f. 188). Mais c'est, je crois, d'après notre roman qui en donne la conclusion.
[67]: La loi féodale imposait aux hommes de la terre dont le seigneur avait été fait prisonnier, le devoir de le racheter au prix de tout ce qu'ils possédaient. Ils étaient donc tenus envers celui qui les déchargeait de cette obligation.
[68]: Apparemment quinze milles ou sept lieues et demie de France.
[69]: Dans la première rédaction du Livre d'Artus, la fondation du Val sans retour est racontée d'une façon un peu différente. Morgain en avait eu la pensée quand, irritée d'avoir été séparée de son ami Guiomar par la reine Genièvre, elle était venue habiter la forêt de Sarpenne ou Sarpeint. «Voyant les lieux si beaux et si riants, elle fit construire une chapelle devant un carrefour, à l'entrée du val. On y faisait chaque jour le service divin. Deux portes y étaient pratiquées: l'une descendait dans le val, l'autre conduisait à un tertre, de façon que ceux qui remontaient le val pour entendre la messe ne se réunissaient pas aux passagers du dehors qui arrivaient au tertre dans la même intention. Le prêtre n'avait aucune communication avec les assistants dont une cloison le séparait. C'est à partir du chœur de la chapelle que Morgain avait jeté son enchantement pour retenir dans le val tous les faux amants. Et sur le tertre était une croix avec des lettres qui disaient: «Chevalier errant qui passes ici cherchant les nobles aventures, prends des trois chemins celui qu'il te plaira: Si tu veux esquiver les fortes aventures va à droite, tu arriveras en Sorelois. La voie du milieu conduit à la Tour douloureuse; celle de gauche au Val sans retour, dont nul faux amant ne doit espérer revenir. Celui qui méritera d'en sortir pourra seul achever l'aventure de la Tour douloureuse, et ramener à terre les deux amants qui chastement aimèrent.» (Manusc. 337, fo 187 vo.)
[70]: On reconnaîtra facilement ici que l'Arc des loyaux amants, dans l'Amadis, n'est qu'une imitation de notre Val des faux amants.
[71]: Il faut toujours dire compagnons et non pas chevaliers de la Table ronde. Ce titre de chevalier avait un sens absolu. On devenait chevalier comme on naissait noble ou gentilhomme. Les Templiers institués en Syrie au commencement du XIIe siècle furent je crois les premiers qui formèrent un ordre particulier de chevalerie. Les Hospitaliers de Saint-Jean de Jérusalem suivirent leur exemple: puis vinrent au XIVe siècle les chevaliers de la Jarretière et tous les autres à la suite.
[72]: Le hérisson, sorte, de cheval de frise, était une forte poutre ordinairement mobile et garnie de crocs et de grandes pointes de fer. Il y a dans Wace une description parfaitement semblable à la nôtre, et que M. Viollet-le-Duc n'a pas manqué de citer, au mot Bretèche:
Avoit à cel temps un fossé
Haut et parfont et réparé;
Sur le fossé out heriçun,
Et dedens close une maison.