Les soirées dansantes sont plus intimes que les bals; on peut y venir en robe demi montante; souvent il n'y a qu'un piano pour orchestre, et ce sont tour à tour des personnes de bonne volonté qui le tiennent.
Ces soirées donnent de graves soucis aux maîtresses de maison; elles sont forcées d'avoir de l'initiative, de guider les conversations, d'organiser les jeux, les petits jeux, les intermèdes; elles doivent ne négliger personne.
Les artistes qu'on peut avoir doivent être largement rétribués, mais cela n'empêche nullement de les traiter en personnes du monde; si ce sont des femmes, l'usage veut qu'on leur offre une gerbe de fleurs et qu'on les fasse reconduire en voiture.
S'il est convenu que tel artiste doit chanter deux ou trois morceaux, n'insistons pas pour en avoir un autre par-dessus le marché.
Dans un programme musical, des classiques et des modernes.
Les morceaux d'attraction doivent être exécutés au milieu de la soirée; les invités sont au complet, leur attention n'est pas encore fatiguée, les nerfs ne sont pas tendus comme au bout de deux heures de musique.
On ne doit pas entrer pendant l'exécution d'un morceau.
Les rafraîchissements se passent entre chaque «numéro».