La mode de se donner le bras est pour ainsi dire tombée en désuétude, on se contente presque toujours de marcher l'un à côté de l'autre.

En cas de pluie, le monsieur qui est avec une dame doit l'abriter avec précaution sous son parapluie, quitte à mouiller son couvre-chef.

Il est des hommes qui, sans scrupule et sans distinction du sexe, bousculent les passants, même si ces passants ont, selon l'usage qu'on devrait observer rigoureusement, pris «leur droite». Ces hommes sont des maladroits et je range dans la même catégorie celui qui lance une bouffée de fumée au nez d'une femme, au lieu de retirer cigare et cigarette en passant près d'elle. Je ne parle pas bien entendu de la pipe, dont l'usage est exclusivement réservé à l'intérieur en petit comité.

Puisque nous voilà sur le chapitre fumer, il ne faut pas oublier que même un mendiant en haillons demandant du feu dans la rue au plus correct gentleman, doit être accueilli avec la politesse d'usage qui consiste à enlever de ses lèvres le cigare ou la cigarette après en avoir préalablement secoué la cendre, et à lui présenter ledit cigare ou ladite cigarette; un soulèvement de chapeau est le remerciement.

Ne vous avisez pas, messieurs, de donner du feu bouche à bouche, c'est une posture peu gracieuse.

Lorsqu'une femme laisse tomber un objet, soit dans un salon, soit dans la rue, le devoir de tout homme bien élevé est de lui ramasser; de même le devoir de la femme bien élevée est de ne pas se baisser, de laisser ramasser l'objet et de ne pas se confondre en remerciements pour une action si simple.

Lorsqu'un homme et une femme vont en visite ensemble, père et fille, mari et femme, fils et mère, ami et amie, qu'importe le lieu, l'homme doit monter devant la femme et descendre derrière.

Lorsqu'un fumeur va dîner en ville ou en visite, il devrait toujours avoir sur lui des pastilles de cachou qui enlèvent toute trace de tabac.