A ces divertissements nous joindrons les jeux à gages, comme le gant jeté en même temps qu'un mot commencé et que doit finir la personne à qui on jette le gant. Exemple: je lance le gant en disant: «Tou», et la personne qui reçoit le gant ou la balle doit finir soit par «raine», ce qui fait Touraine, ou par «pie», ce qui donne toupie, etc.

Une réponse trop tardive, ou qui ne forme aucun nom propre ou commun paie un gage.

Du reste pour tous ces jeux en général, nous ne pouvons mieux faire que de renvoyer aux encyclopédies de sport et de jeux qui ont été faites depuis plusieurs années. Nous citerons entre autres: l'Encyclopédie des jeux et des divertissements de l'esprit et du corps par T. de Manlidars, qui contient un très important chapitre sur ces matières.

Lorsque l'on joue encore aux petits jeux dits innocents, on doit être fort réservé dans le choix des pénitences et celle à embrassades, telles le baiser à la religieuse, le dessous du chandelier, doivent être bannies de toute bonne société. L'une consiste à faire mettre à genoux deux personnes devant une chaise et elles s'embrassent à travers les barreaux; l'autre veut qu'on mette un chandelier sur la tête d'une personne et qu'on embrasse ladite personne.

La liste des jeux innocents est innombrable; il y a les anciens classiques, le furet, pigeon vole, monsieur le curé n'aime pas les couleurs, les portraits, etc., etc.

Dans les nouveaux, le jeu des rimes, des silhouettes, des académiciens, des demandes et des réponses et encore, etc., etc.

Le plus grand tact doit présider à ces jeux qui souvent, sous prétexte qu'ils sont innocents, donnent lieu à des licences de langage et d'attitude que toute personne bien élevée blâmera sévèrement.

Ainsi, si un homme a comme pénitence de faire une confidence à une dame, il ne doit pas lui chuchoter bas à l'oreille, mais bien parler à demi-voix, de manière à ce que les voisins puissent entendre.