On doit veiller le mort nuit et jour; un fauteuil est placé auprès du lit pour le veilleur; souvent, on charge de ce soin deux religieuses.

On doit éteindre le feu, quelle que soit la saison; certains médecins s'opposent à cela, craignant que l'intensité du froid n'empêche un retour à la vie.

La toilette du défunt est toujours faite soigneusement, de tous temps on a paré les morts, et les fleurs ont toujours joué un grand rôle dans les cérémonies funèbres.

Les bouquets, les couronnes se mettent sur le lit, jamais dans des vases.

Il est utile de dire que le parfum des fleurs hâte la décomposition du corps.

Chez les Romains et chez les Grecs, les pavots, emblèmes du sommeil, couronnaient les morts; les vierges avaient des guirlandes de roses sauvages mêlées à leur chevelure éparse.

Les parents et les amis font en général une visite au mort, voulant revoir une dernière fois celui qui va disparaître pour jamais.

Le savoir-vivre veut qu'on envoie des gerbes de fleurs, des couronnes funéraires, seul présent qu'on puisse faire. Si on ne veut pas de fleurs naturelles qui durent trop peu, qu'on prenne des fleurs artificielles bien fines.

On doit aller à la mairie de son arrondissement faire la déclaration du décès.

Le médecin de l'état civil vient faire la visite; cette visite ne peut avoir lieu avant que six heures se soient écoulées depuis le décès; elle doit être faite dans les vingt-quatre heures, à moins qu'on ne réclame la mise en bière d'urgence, auquel cas le médecin vient de suite, et on en réfère au commissaire de police.