L'on doit présenter au médecin les ordonnances et lui donner tous les renseignements qu'il demande; si la mort est naturelle et qu'il juge que rien n'empêche de procéder à l'inhumation, il en prévient la famille.
Dans le cas où le médecin remarquerait quelque chose d'anormal, il doit faire un rapport au commissaire de police.
Depuis peu, dans les cas de mort causés par des maladies infectieuses, le médecin doit signaler ces maladies, sous peine d'amende.
Après la visite du médecin de l'état civil, un parent ou un ami doit retourner à la mairie avec deux témoins patentés pour faire dresser l'acte de décès.
Il faut déclarer les nom, prénoms, âge, profession et domicile du défunt et les nom, prénoms, âge, profession du conjoint, fût-il également défunt.
Pour le service funèbre, mieux vaut selon nous s'adresser à une de ces maisons spéciales qui, moyennant un prix fixé d'avance, s'occupent de tout et vous débarrassent des soucis matériels si pénibles en ces tristes moments; on vous envoie les lettres timbrées, vous n'avez plus qu'à mettre les adresses.
Disons à ce propos qu'un livre d'adresses devrait toujours exister dans chaque famille; on le trouve fort utile dans les circonstances tristes ou gaies.
On doit envoyer des lettres de faire part à tous ses amis et connaissances, ainsi qu'aux fournisseurs.
Si le défunt appartenait à l'armée, ou s'il a quelques titres aux honneurs militaires, on prévient l'état-major de la place, en indiquant l'heure des funérailles; des soldats rendent au mort lesdits honneurs.
Les décorations du défunt sont posées sur la bière; de même cordons, épée, épaulettes, armes; toque; rochet et étole, si le mort est membre du clergé.