On éloigne les enfants des maisons mortuaires, où l'usage exige qu'on parle très bas.
Si on veut transporter le corps soit dans un autre cimetière que celui de l'arrondissement, soit dans une autre ville, on doit demander la permission au maire, lequel la demande au préfet.
Les amis se réunissent à la maison mortuaire sitôt le corps exposé. Dans ces tristes circonstances, les paroles sont inutiles et les phrases banales doivent être soigneusement évitées; elles agacent et irritent le chagrin.
Une simple poignée de main, un mot ami, un baiser, selon le degré d'intimité, sont les seules manifestations qu'on doive se permettre pour montrer qu'on s'associe à la douleur des parents.
Les femmes ne sont pas forcées d'aller à la maison mortuaire; elles peuvent se rendre directement à l'église.
On met un registre chez la concierge, à Paris, et dans une pièce en bas, en province; chaque assistant vient signer.
Tous les parents du mort doivent être en grand deuil.
On expose le corps sous la porte et les domestiques en deuil, avec nœuds de crêpe, sont rangés autour du cercueil avec des religieuses, ou une garde.
Les bouquets tout blancs sont réservés aux enfants et aux jeunes filles.
On ferme les volets de la pièce où on reçoit les invités.