Lorsque le maître des cérémonies annonce le départ, on se met en route; ce sont les proches parents du défunt qui viennent après le corbillard.
La tenue officielle était autrefois l'habit noir et la cravate blanche ou la redingote; maintenant, pourvu qu'on soit en deuil, il n'y a plus de règle stricte.
Les invités hommes viennent après les parents; ceux-ci doivent tenir le chapeau à la main: en cas de grand froid ou d'excessive chaleur, ils peuvent fort bien se couvrir, sitôt les premiers pas faits; cependant, lorsque le corps est descendu du corbillard, tout le monde se découvre.
Les femmes viennent après les hommes.
Si un domestique a à porter sur un coussin les insignes du mort, il marche avant les parents, immédiatement après le maître des cérémonies.
Si le défunt est officier, son cheval, couvert d'une housse noire, est tenu en main; la voiture du mort suit également, lanternes allumées et crêpées.
L'usage veut maintenant que les femme, filles, mère du défunt assistent à l'enterrement; je trouve cela cruel, car, sous prétexte de rendre les derniers devoirs, on impose une vraie torture à une poignante douleur.
Les hommes vont bien jusqu'au bout, objectera-t-on: soit, mais ils sont moins nerveux, plus capables de résister au chagrin.
Enfin, je voudrais qu'on revînt à la coutume ancienne qui faisait rester les veuves, les mères, les filles au logis avec quelques amies dévouées.
A l'église, les hommes se placent du côté droit, les femmes du côté gauche; dans le cas où il y aurait trop d'hommes, les femmes devraient abandonner la nef et se réfugier dans les bas côtés.