Ayant conçu le projet de traverser à pied l'Europe, l'Asie et l'Amérique, et d'aller en un mot aussi loin qu'il lui serait possible, il partit de Londres avec cinquante livres sterling (1,250 francs) dans sa poche. Il arriva ainsi jusqu'à Yakoutsk, où il rencontra le capitaine Billings, autre voyageur anglais, qui, après avoir, comme lui, navigué sous les ordres de Cook, était entré au service de l'impératrice Catherine II, laquelle l'avait envoyé explorer le nord-est de la Sibérie et les îles de l'Océan oriental, afin d'y faire des découvertes au nom de la Russie. Cette rencontre n'empêcha point cependant Ledyard d'être arrêté à Yakoutsk comme espion français et ensuite renvoyé sous escorte jusqu'en Europe. Plus tard il fut envoyé en Afrique par la Société de géographie de Londres, qui le chargea d'explorer cette contrée. Le docteur Ledyard, son descendant est aussi un vrai nomade, et j'ai bon espoir d'apprendre un jour qu'avant de quitter la Sibérie il a descendu la Léna jusqu'à Yakoutsk pour y étudier la merveilleuse dentition des Yakoutes, dont il sera question plus tard...
Je ne crois pas, continue M. Jackson, qu'il me reste beaucoup à dire sur Irkoutsk et sur ses habitants, car mes observations n'ont pu nécessairement être complètes, la majeure partie du temps que j'ai passé dans cette ville ayant été consacrée au lieutenant Danenhower et aux autres survivants de la Jeannette. Pour faire comprendre l'impression générale produite sur moi par Irkoutsk, je ne peux mieux faire que de la comparer à un homme qui serait mû par une machine qui pourrait vivre, marcher et parler, mais auquel manquerait la chose la plus essentielle, l'âme. Pour moi, cette ville n'est qu'un assemblage de maisons admirablement alignées. Elles sont habitées; mais quelque chose semble manquer à leurs habitants; ils paraissent soupirer après le jour où commencera leur développement moral, intellectuel et commercial. Ils aspirent après le moment où la contrée où ils vivent aura ouvert ses portes au développement qui s'achemine vers eux à travers le Pacifique et où toutes les barrières naturelles et artificielles qui se trouvent sur le chemin de celui-ci auront disparu. Leur rêve, en un mot, est de voir s'ouvrir la grande ère qui leur a été prophétisée à l'époque de l'annexion des territoires de l'Amour, dont leur arc de triomphe est chargé de perpétuer le souvenir, c'est-à-dire de voir le temps où le Pacifique sera comme une autre Méditerranée.
Cependant il existe à Irkoutsk des gens qui aiment cette ville; témoin cette belle irkoutskienne dont un auteur allemand raconte la légende. On lui demandait si elle n'était pas fatiguée de la ville de l'Angara: «Il me plairait beaucoup, répondit-elle, de visiter les cités historiques de l'Europe; cependant je ne pourrais jamais être complétement heureuse que dans la capitale de la Sibérie orientale.»
A mon avis, la seule chose digne d'être vantée à Irkoutsk c'est l'hiver. A la vérité il m'est impossible de parler du printemps sur les bords de l'Angara; cependant je ne peux admettre que cette saison y soit bien agréable, quand, en été, on y est encore importuné par la pluie, les tempêtes et la boue. Alors la nation semble se réveiller; mais au bout de quelques semaines surviennent les terribles chaleurs du mois d'août, le seul mois agréable de l'été sibérien. En septembre les nuits deviennent froides, et il faut abandonner le jardin d'été. Avec octobre commence l'hiver. Pendant un mois il fait un froid rigoureux et la neige tombe continuellement. Enfin, à cette période désagréable, succède le véritable hiver, saison qu'à New-York même on considérerait comme délicieuse. C'est l'époque des promenades en traîneau et de tout le cortège des distractions de l'hiver. Ajoutez à cela que jour par jour le soleil apparaît dans un ciel sans nuage. Ici point de ces vents qui vous glacent jusqu'à la moelle des os, point de ces tempêtes furieuses qui se succèdent dans les contrées plus méridionales; non, l'hiver sibérien, sur les bords de l'Angara, est une saison réellement délicieuse.
TABLE DES MATIÈRES
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| Avant-Propos. | [VII] | ||
| PREMIÈRE PARTIE. Le Voyage de «la Jeannette». | [1] | ||
| CHAPITRE PRÉLIMINAIRE. LE BAPTÊME DE «LA JEANNETTE». M. James Gordon Bennett. —Soncaractère dépeint par le Figaro. —Après l'exploration de l'Afrique centrale, la découvertedu pôle nord. —Plan général de cette dernière expédition. —De Long.—Baptême dela Jeannette. | [1] | ||
| CHAPITRE II. «LA JEANNETTE».—SON ÉQUIPAGE. Portrait de la Jeannette. —Réparations qu'elle subit avant d'entreprendre son voyage. —De Long. —Chipp. —Melville. —Danenhower. —Ambler. —Collins. —Newcomb. —Dunbar. —Les hommes de l'équipage. | [15] | ||
| CHAPITRE III. DÉPART DE SAN FRANCISCO. Triste état de l'atmosphère pendant les jours quiprécèdent le[358]départ de la Jeannette. —Baie de San Francisco. —Aspect du port et des jetées aumoment du départ. —Ce qui se passe à bord du navire. —Adieux du capitaine de Long et de safemme. —Courage de cette dernière. | [33] | ||
| CHAPITRE IV. TRAVERSÉE DE SAN FRANCISCO A OONALACHKA. État des esprits à bord de laJeannette quand on eut perdu de vue les forts de San Francisco. —Le mal de mer. —Lecalme. —Superbes couchers de soleil. —Occupations du naturaliste. —LesAlbatros. —Aménagement à bord. —La cabane de M. Collins. —Ah Sam, le chef chinois,et ses talents culinaires. —Le steward. —Long Sing. —Qualités et défauts de laJeannette. —La vie à bord. —Les attributions de chacun. —Uncourant. —Les brouillards. —L'île d'Ougalgo. —Description de cette île par MM.Collins et Newcomb. —Illiouliouk à Oonalachka. | [41] | ||
| CHAPITRE V. ILLIOULIOUK. Arrivée à Illiouliouk. —Description de cette station. —Les magasinsde la Compagnie commerciale de l'Alaska. —Ce qu'ilscontiennent. —M. Greenbaum. —Le député collecteur Smith;ses attributions. —Trafic du whisky dans l'Alaska et les îlesAléoutiennes. —Un bal à Illiouliouk. —Le pope et sa famille. —Lesmariages. —Baie d'Oonalachka et ses environs. | [65] | ||
| CHAPITRE VI. SAINT-MICHEL DE L'ALASKA. Départ d'Illiouliouk. —Traversée de ce port à Saint-Michel, surla côte d'Alaska. —Commencement des observations météorologiques. —Arrivéeà Saint-Michel. —Description de cettestation. —Son commerce. —Nous y trouvons nos chiens. —Caractèrede ces animaux. —Un chef indien menace le fort de[359]Saint-Michel. —Un baril de whisky est cause de sa mort. —Descriptiongéologique des environs de Saint-Michel. —Unechasse aux canards. —La chaloupe en danger de sombrer. —Lesbains russes à Saint-Michel de l'Alaska. —Arrivée de lagoëlette Fanny A. Hyde avec un supplément de provisions pour laJeannette. —Départ de Saint-Michel. —Les chiens à bord. —LesIndiens Alexis et Anequin, nos conducteurs de chiens. —Lesadieux d'Alexis et de sa femme. —Entrée dans la mer deBehring. —Une tempête. —Arrivée à la baie Saint-Laurent. —Premièresnouvelles de Nordenskjold. —Plan de l'expéditionde la Jeannette. | [79] | ||
| CHAPITRE VII. DERNIÈRES NOUVELLES DE «LA JEANNETTE».La Jeannette quitte la baie Saint-Laurent pour continuer sa route aunord. —Dernières nouvelles de l'expédition. —Elle est rencontréepar la Sea Breeze. —Rapport du capitaine de ce naviresur l'état de la mer glaciale à cette époque. —Le Mount Wollastonet le Vigilant sont pris dans les glaces peu de jours après ladisparition de la Jeannette. | [103] | ||
| DEUXIÈME PARTIE. «La Jeannette» est perdue. | [111] | ||
| CHAPITRE VIII. PLANS DE RECHERCHES. Quiétude du gouvernement des États-Unis au sujet de la Jeannettependant la première année qui suivit le départ de ce navire. —LeCorwin est envoyé à la Terre de Wrangell en 1880. —Inutilitéde ses recherches. —Plan du voyage de de Long, d'après ses[360]lettres. —L'opinion publique s'émeut de ne pas recevoir lamoindre nouvelle. —La Société de géographie charge sonprésident de s'adresser au gouvernement pour demander qu'onenvoie un navire sur les traces de la Jeannette. —Adresse deM. Daily au président des États-Unis. —Les Chambres votentun premier crédit de 175,000 dollars. —Achat du Rodgers. —Secondeexpédition du Corwin à la Terre de Wrangell. —Ilarrive à accoster cette terre, où personne n'avait encore mis lepied. —Équipement du Rodgers. —Son départ de San Francisco. —Sacroisière. —Immenses résultats de celle-ci. —L'Alliancepart le même jour de Newport pour le nord de l'Atlantique. —Voyagede ce navire. —L'Eira et le Barentz. —LeProteus. —La station du cap Barrow. —Immensité du plan derecherches. —Résultats nuls au point de vue de la Jeannette. —Faussesnouvelles. —Nouveaux préparatifs. —Plan dulieutenant Hogaard. —Une prophétie. —Melville et treizeautres marins de la Jeannette à l'embouchure de la Léna. | [113] | ||
| CHAPITRE IX. Dépêche adressée d'Irkoutsk au bureau du New-York Herald, deLondres, le 21 décembre, et signée Melville. —M. Melvilledemande de l'argent. —Réponse télégraphique de M. Bennett,contenant une dépêche du général Ignatieff annonçant envoi defonds. —Réponse du secrétaire d'État des États-Unis. —Réponsedu secrétaire de la marine. —De tous côtés on envoie del'argent. —Nouvelle dépêche de M. Bennett. —Où ont ététrouvés M. Melville et ses compagnons? —Par qui? —Parquelle route les canots de la Jeannette sont-ils arrivés à l'embouchurede la Léna? —La tundra. —Fausses nouvellesdémenties aussitôt. —Dépêche du général Anoutchine. —Danenhoweret Melville reçoivent l'ordre de rester à l'embouchurede la Léna. —Résumé succinct du voyage de la Jeannette. —Arrivéedu canot no 3 à l'embouchure de la Léna. —Il entredans un des bras latéraux du fleuve. —Difficultés qu'il rencontre. —Envoide Kusmah à Boulouni. —Nouvelles que ce dernieren rapporte. —M. Melville part pour cette localité. —Ilcroise en route Bieshoff, le commandant de la place. —Noros[361]et Ninderman. —Ninderman, le héros de l'expédition. | [141] | ||
| CHAPITRE X. Histoire du parti du lieutenant de Long jusqu'à l'envoi de Nindermanet de Noros à la recherche de secours. —Voyage deces derniers. —Arrivée de M. Melville à Boulouni. —Ce quiarriva au canot no 1 après la séparation des trois embarcations. —Arrivéesur la côte de Sibérie. —Efforts de de Long poury aborder. —Il y parvient enfin, mais dans quelles conditions. —Marchevers le sud. —Détresse des naufragés. —Mortd'Erickson. —De Long se décide à envoyer chercher des secours. —Sesinstructions à Ninderman. —Il lui donne l'ordrede partir avec Noros. —Scène des adieux. —Départ. —Noroset Ninderman aperçoivent un troupeau de rennes. —Tentativeinutile pour tuer un de ces animaux. —Une cavité dans le flancd'un monticule leur sert d'abri pour la première nuit. —Ils secroient dans l'île Titary. —Leur erreur. —Une effroyable bourrasque. —Unenuit dans la neige. —La hutte de Matoch. —Accèsde désespoir. —Hutte des Deux-Croix. —Deux jours danscette hutte. —Noros et Ninderman continuent leur marche versle Sud. —Ni feu ni abri. —Une infusion d'écorce de saule arctiqueet des morceaux de peau de phoque pour nourriture pendantplusieurs jours. —Faiblesse des voyageurs. —Leur courage. —Distanceparcourue. —Arrivée à Bulcour. —Cette stationest déserte, mais ils y trouvent du poisson. —Arrivée d'unTongouse. —Ils se sentent sauvés. —Le Tongouse part chercherdu renfort. —Regret de Ninderman de l'avoir laissé partir. —Lesdeux voyageurs sont emmenés à un campement de Tongousesnomades. —Ninderman essaie de faire comprendre àses hôtes que le capitaine et leurs camarades sont restés plusau nord, et meurent de faim. —Il ne peut décider les Tongousesà le suivre. —Son désespoir. —Kumah-Surka. —Arrivée del'exilé Kusmah. —Ninderman le prend pour le commandant deBoulouni et cherche à lui faire comprendre la situation de deLong. —Kusmah confond de Long avec Melville. —Nindermanlui donne une dépêche pour le ministre des États-Unis à Saint-Pétersbourg. —Kusmahla porte à Melville. —Les Tongousesconduisent les deux voyageurs à Boulouni. —Arrivée de Melville. —Sonentrevue avec Noros et Ninderman. —Ce qu'il fait[362]pour eux avant de partir à la recherche de de Long. | [165] | ||
| CHAPITRE XI. PREMIÈRES RECHERCHES DE M. MELVILLE. Mémoire remis par Ninderman à Bieshoff, commandant de Boulounipour le ministre américain à Saint-Pétersbourg. —Bieshoffemporte le mémoire à Semenowelak pour le remettre à Melville. —Celui-ciétant parti, Bieshoff remet le mémoire à Danenhower,qui l'expédie immédiatement à Melville. —Arrivée deBartlett à Boulouni et départ de Melville. —Entrevue de ce dernieravec Bieshoff à Burulak. —Son départ définitif pour ledelta. —Kumah-Surka. —Bulcour. —Matvaïh. —Melville se croitsur les traces de de Long. —Plus de vivres. —Départ pourUpper-Boulouni. —On apporte à Melville trois notes de de Long. —Voyageà Bellock. —Première cache. —Son contenu. —Plusde vivres. —Nouvelles recherches. —Osoktock. —Usterda. —Onperd les traces de de Long. —Les indigènes refusent d'avancer. —Retour. —Bulcour. —Boulouni. —Melvilley rencontreencore une partie de sa troupe. —Il part pour Yakoutsk. —Extraitsde son rapport au secrétaire de la marine des États-Unis. —Élogede Danenhower, de Bartlett et de Leach. —Recordsde de Long. —Dépêche de Melville au secrétaire de lamarine. —Melville commence ses préparatifs pour une secondecampagne. —Ses instructions à l'ispravnik de Verchoyansk. —Sonnouveau plan de recherches. —Départ. —Dépêches annonçantla découverte de de Long et du reste de sa troupe. —Tous[363]morts. | [199] | ||
| TROISIÈME PARTIE. Premières recherches. | [233] | ||
| CHAPITRE XII. VOYAGE DE M. JACKSON, Correspondant du New-York Herald.Départ de Londres. —Arrivée à Saint-Pétersbourg. —Visite augénéral Ignatieff. —Visite au général Anoutchine, gouverneurgénéral de la Sibérie orientale. —Une podoroschnaya de lacouronne. —Témoignages de bienveillance du général Anoutchine. —M.Hoffman, notre chargé d'affaires à Saint-Pétersbourg. —Départde Saint-Pétersbourg pour Moscou et Orenbourg. —Leschemins de fer russes. —Arrivée à Orenbourg. —Le propriétairede l'hôtel de l'Europe. —Visite au gouverneur d'Orenbourg. —Legénéral Anoutchine a mis son propre traîneau àma disposition pour faire le voyage jusqu'à Irkoutsk. | [233] | ||
| CHAPITRE XIII. SUITE DU VOYAGE DE M. JACKSON. DE ORENBOURG A OMSK.Arrivée à Omsk. —Nourriture des voyageurs pendant le trajet. —Équipementd'un voyageur partant pour la Sibérie. —Provisionsde bouche. —Attelage du traîneau. —Les petits chevauxsibériens. —Les routes sibériennes au mois de janvier. —Lagoëlette des steppes. —Ses allures. —Les traîneaux russes. —Leursqualités. —Cinq heures d'immobilité au milieu des neigessur la crête de l'Oural. —Efforts de notre attelage pour noustirer de là. —Des loups, vrais ou imaginaires. —De la prétendue[364]férocité des loups sibériens. —Notre mésaventure surle sommet de l'Oural n'est que le premier de trois châtimentsque nous devions subir pour être partis un vendredi. —Secondchâtiment. —Les médecins tartares. —Cure merveilleuse. —Plaisird'un voyage au milieu des steppes. —Curieux effets deneige. —Le roi Burran, dieu des tempêtes en Sibérie. —Malicesde ce dieu. —L'époque des mariages. —Les maîtres deposte. —Une station d'hiver kirghize. —La maison d'école. —Omsket ses habitants. | [249] | ||
| CHAPITRE XIV. D'OMSK A KRASNOYARSK. Omsk. —Coup d'œil sur les environs decette ville. —Ariditéet fertilité. —Ce que serait devenue la Sibérie occidentale en d'autresmains que celles des Russes. —Les marais de la Baraba,d'après M. Jules Verne et Mme de Bourboulon; ce qu'ils sonten hiver. —Les caravanes de thé en Sibérie. —Quelle sourced'ennuis elles sont pour les voyageurs. —Commerce du thé enRussie. —Kolyvan. —Le registre aux réclamations. —La conditionprécaire d'un maître de poste. —La Sibérie peinte enquelques lignes par une artiste française. —Les forçats en rupturede ban. —Arrivée à Tomsk. —Le dimanche du beurredans cette ville. —Opinions diverses sur la ville de Tomsk. —Réflexionssur l'avenir des relations commerciales entre l'Europeet la Sibérie par la mer de Kara. —De Tomsk à Krasnoyarsk. —M.Danenhower reste à Irkoutsk. | [291] | ||
| CHAPITRE XV. DE KRASNOYARSK A IRKOUTSK. Arrivée à Krasnoyarsk. —Déception de n'y pastrouver le lieutenant Danenhower et ses hommes. —Difficultés pour se procurerdes chevaux. —Mauvais tour d'un yemschik. —Son châtiment. —Ressourcesalimentaires des voyageurs en Sibérie pendantle carême. —Stupidité d'un maître de poste. —Intelligence deschevaux sibériens. —Anecdotes. —La canne magique. —Unecaravane chargée d'or. —Les convois de transportés. —Arrivée[365]à Irkoutsk. | [317] | ||
| CHAPITRE XVI. IRKOUTSK ET SES CURIOSITÉS.Idées préconçues du voyageur qui arrive à Irkoutsk. —Tableaude l'animation de cette ville, par Mme de Bourboulon. —Aspectextérieur de la ville. —Quand un marchand sibérien est devenuvieux et riche, il se fait ermite. —Pourquoi tant d'églises àIrkoutsk? Irkoutsk aujourd'hui et Irkoutsk avant l'incendie de1879. —Ravages causés par cet incendie. —Comment il éclata. —Organisationdes sapeurs-pompiers en Sibérie. —Krasnoyarsk etson abîme. —Irkoutsk et sa rivière. —L'Angara. —Le lacBaïkal. —Sources thermales des bords de ce fleuve. —Leursvertus. —Kïakhta et Maimatchin. —Maimatchin, la ville interditeaux femmes. —Visite de deux dames russes à cette ville. —L'arc-de-triomphed'Irkoutsk. —La chapelle miraculeuse. —Lachâsse de saint Innocent. —Vie de ce saint homme. —Le derniersaint russe. —Les médailles et les crucifix de saint Innocent. —Stockd'objets d'échanges pour descendre le cours dela Léna. —Prix des denrées alimentaires à Irkoutsk. —Le vinde Champagne à Irkoutsk. —Friponnerie de commis de magasin. —Lesexilés. —Les exilés polonais en Sibérie. —Tristesort de ces infortunés. —Un dentiste américain dans la capitalede la Sibérie orientale. —M. Ledyard et ses ancêtres. —Impressiongénérale produite sur M. Jackson par la ville d'Irkoutsk. —L'hiversur les bords de l'Angara. | [331] | ||
FIN DU TOME PREMIER