Ce mot paroît n'être autre chose que la corruption de God it wot, Dieu le sait, expression qu'on retrouve à tout moment dans les anciens auteurs anglois, et surtout dans Chaucer, the Clerkes Tale, v. 8031; et the Persones Prologue, v. 17355.

Page 80, vers 2204 et suiv.

Le Roman d'Agoulant, ou li Siéges d'Aspremont, se retrouve en vers dans les Mss. de la Bibliothèque Royale, nos 8203 et 7618; celui d'Aimon ou des IV fils Aymon, dans le Ms. 7182; la Somme de Blanchandin, dans le Ms. 6987; et le Dit de Flourenche de Romme[39], dans le Ms. no 198, fonds de Notre-Dame. Une partie du Roman d'Agoulant a été publiée par Bekker, en tête de son édition du roman provençal de Fierabras, et le Roman de Flourenche de Romme, traduit en vers anglois, a été donné par Ritson parmi ses Ancient engleish metrical romanceës, tome III, p. 1.

Page 80, vers 2225 et suivants.

Ici se trouve encore un rapprochement, quoique moins frappant que celui que nous avons déja noté, entre Eustache et Robin Hood. La tradition veut que la maîtresse du célèbre outlaw de la forêt de Sherwod ait été empoisonnée par le roi Jean. Voyez the Death of Robert, earle of Huntington, otherwise called Robin Hood of merrie Sherwodde: with the lamentable tragedie of chaste Matilda, his faire maid Marian, poysoned at Dunmowe, by King John. Acted, etc. Imprinted at London, for William Leake, 1601, in-4o, gothique. C'est la seconde partie d'un drame sur Robin Hood. Elle est d'Anthony Mundy et de Henry Chettle.

Page 82, vers 2267.

Il y a un Radulphus de Tornella, nommé comme plège de Robert de Courtenai, dans une charte que nous avons déja citée. Voyez le Recueil des Historiens des Gaules et de la France, tome XVII, p. 107.

[28] .... Virgille s'en estoit allé à Tolette pour apprendre, car il apprennoit trop voluntiers, et moult fut sage des ars de nigromence... Et estoit bel homme et sage, mais plus sçavoit de nigromence que nul homme vivant.—Les Faicts merveilleux de Virgille. Paris, par Guillaume Nyverd, sans date, in-16o, goth., p. 6 et 7.—Quant Maugist fust en aage qu'il eut advis en luy il fut enseigné et endoctriné. Si avoit ycelle fée (Oriande) ung frère lequel avoit nom Baudris, lequel sçavoit tous les ars de magie et de nigromance et lequel avoit longtemps estudié à Tollete et estoit de l'aage de cent ans. Si mist celluy Baudris toute son entente à apprendre et enseigner Maugist, et paresseux ne fust pas d'apprendre, etc.—Les deux très-plaisantes Hystoires de Guerin de Montglave et de Maugist d'Aigremont, etc. Paris, par Michel le Noir, le XV juillet 1518, in-fol., goth., feuillet lxi, ro, col. 1.

[29] El conde Lucanor, compuesto por excelentissimo principe don Juan Manuel, etc., impresso in Sevilla, en casa de Hernando Diaz, año de 1575, in-4o, fol. 33, vo; et édition de Madrid, por Diego Diaz de la Carrera, año M. DC. XLII, in-4o, fol. 70, ro, capitu. XIII.

Ce conte a été traduit en françois par l'abbé Blanchet, et publié parmi les Apologues et Contes orientaux, etc., à Paris, chez Debure, fils aîné M. DCC. LXXXIV, in-8o, p. 121.