Quant à sa composition, il résulte évidemment des vers 1297 et 2253 d'une part, et de l'autre, de la date marquée à la fin du Roman de la Violette, contenu dans le Ms. 7595, que l'époque en doit être placée entre 1223, année de l'avénement de Louis VIII au trône de France, et 1284. Or, cet intervalle est précisément celui pendant lequel florit le menestrel d'Henri III, duc de Brabant, Adam-le-Roi.
NOTES
DE LA NOTICE.
[1] «Witasse-le-Moyne...., peut-être Robert Wace, qui mit en rimes françoises le Brut d'Angleterre, etc.» (Bibliothèque Protypographique, Paris, Treuttel et Würtz, 1830, in-4o, index alphabétique, p. 44, col. 1.)
[2] Ad præceptum ejusdem comitis Boloniæ Reinaldi, in expeditione regis Franciæ Philippi contra Joannem Anglorum regem in Normannia apud Radepontem commorantis, Eustacius Monachus de cohorte sive de cursu Boloniæ tunc senescallus populum Mercuritici territorii, tam equites quam pedites, convocavit, etc.—Recueil des Historiens des Gaules et de la France, tome XVIII, p. 587, D. Comparez ce passage avec le vers 374, page 14 du présent volume.
[3] Literæ de homagio per Reginaldum Boloniæ comitem Joanni Angliæ regi præstando contra Philippum Francorum regem. Recueil de Rymer, 2e édition, tome I, p. 50; et Recueil des Historiens des Gaules et de la France, tome XVII, p. 88. Il y est appelé Eustache de Moines. Dans la dernière édition du Recueil de Rymer, édition, nous avons honte de le dire, moins correcte que les précédentes, cette charte se trouve dans le vol. I, part. 1, Londini, 1816, in-fol., p. 105, et Eustache y est surnommé de Moine; mais ce dernier nom a été mal écrit. L'original, que nous sommes allé voir exprès à la Tour de Londres, où il est coté Rot. Cart. (et non claus.) 14. Joh. M. 7, porte Eustach' Le Moine. La faute commise par les éditeurs de Rymer a été répétée par M. Richard Thomson, qui rapporte le combat où Eustache fut tué, et l'appelle Lord Eustace de Moyne. Voyez an Historical Essay on the Magna Charta of King John: etc. London: printed for John Major, etc. M. DCCCXXIX, in-8o, p. 523.
[4] Paris, Debure, M. DCC. LXVI, in-4o, tome I, p. 633, note (a). L'auteur y rapporte la mort d'Eustache, et cite l'Hist. nav. d'Anglet., tome I, p. 59, ex notis.
[5] Erat autem ille (Eustachius) natione Flandrensis[5a], qui pro hæreditate prosequenda, fratribus suis sine liberis præmortuis[5b], relicto habitu et ordine suo apostataverat; et existens pirata et piratarum magister, multis damnosus fuit et cruentus[5c]: sed tandem, prædo præda factus, fructus collegit viarum suarum.—Recueil des Historiens des Gaules et de la France, tome XVII, p. 741, note (a), col. 2.