[74]: Nous ne savons quelle est cette prude marquise.

[75]: Ce mot de passe-volant sent bien son soldat de contrebande. C'est en effet le nom qu'on donnoit aux hommes que, les jours de revue, les capitaines incorporoient dans leurs compagnies pour en combler les vides. Une ordonnance de 1668 comdamna les passe-volants à être marqués à la joue d'une fleur de lis.

[76]: Ce sont les écrivains publics, qui, on le sait, se tenoient en grand nombre sous les charniers de Saint-Innocent.

[77]: Mot redevenu fort à la mode, et que les poètes et les femmes employoient alors à tout propos. Voiture s'en servoit plus que personne. V. le Dictionnaire de Richelet, 1re édit., à ce mot.

[78]: C'étoit un nœud de ruban que les femmes portoient alors sur la poitrine. Le mot, sur lequel on jouoit souvent, comme ici, étoit venu d'Italie avec la mode de cet ornement coquet. En cette année 1634, elle étoit en pleine faveur et faisoit la fortune des mercières du Palais. Corneille, dans une de ses premières pièces, jouée justement à cette époque, met en scène, devant une de leurs boutiques, une suivante à qui un valet parle ainsi:

Si tu fais ce coup-là, que ton pouvoir est grand!
Viens, je te veux donner tout à l'heure un galant.

(La Galerie du Palais (1634), act. 4, scène 15.)

Le beau galand de neige que Gros-René rend à Marinette dans le Dépit amoureux (acte IV, sc. 4) se trouve ainsi expliqué.

[79]: Le genre du mot navire n'étoit pas en effet encore bien décidé. Pour la plupart, esclaves de l'étymologie latine, c'étoit encore un mot féminin, suivant l'usage observé jusqu'au XVIe siècle; d'autres lui donnoient déjà le genre qui lui est resté, et que Du Bellay avoit été le premier à lui attribuer en son Illustration de la langue françoise, au risque des critiques, qui ne lui furent pas épargnées, surtout par Charles Fontaine (Quintil Censeur, 1576, in-12, pag. 206). En 1666, le débat n'étoit pas encore vidé. «Ce mot, écrit Ménage, est encore présentement masculin et féminin, surtout en vers.» Observations sur les poésies de Malherbe, 1666, in-8, pag. 268.—Quant au mot affaire, il est vrai qu'on pouvoit aussi discuter encore sur le genre à lui attribuer. On l'employoit souvent au masculin. Nous renverrons, sans chercher d'autre exemple, à une phrase de la pièce françoise concernant Antoine Perez, que nous donnons dans ce volume à la suite de celle-ci.

[80]: On veut qu'il intervienne en ces questions, non seulement pour ses œuvres, où le mot navire se trouve toujours au féminin, mais comme étant l'un de ces curateurs des poésies de Malherbe dont il est parlé plus haut.