[81]: Dans sa Requeste des Dictionnaires à Messieurs de l'Académie, Ménage met en scène Mlle de Gournay pour la même cause:

..... Depuis trente années
On a par diverses menées
Banny des romans, des poullets,
Des lettres douces, des billets,
Des madrigaux, des élégies,
Des sonnets et des comédies,
Ces nobles mots: moult, ains, jaçois
............
Pieça, servant, illec, ainçois
Comme estant de mauvais françois,
Et ce sans respect de l'usage.
..........
Et bien que telle outrecuidance
Fît préjudice aux suppliants,
Vos bons et fidèles clients,
Et que de Gournay la pucelle,
Cette sçavante damoiselle,
En faveur de l'antiquité
Eust nostre corps sollicité
De faire des plaintes publicques
Au decry de ces mots anticques.

[82]: J.-B. Croisille, abbé de la Couture, mort en 1651. Tallemant a écrit son historiette (édit. P. Paris, t. III, p. 27-36). On a de lui: Héroïdes ou épistres amoureuses à l'imitation des épistres d'Ovide, 1619, in-8o.

[83]: Fou célèbre, que Sarrazin donne pour père à Dulot dans son poème de Dulot vaincu, ou la Défaite des bouts rimés, et auquel G. Colletet consacra l'une de ses épigrammes, avec ce titre: Pour l'Herty, fou sérieux des Petites-Maisons. (Epigrammes de Colletet, Paris, 1653, in-12, pag. 213.)

[84]: C'est le pseudonyme pris par le comte de Cramail pour son livre grotesque les Jeus de l'inconnu, Rouen, 1630, in-8. Un petit livret, l'Herti ou l'universel, s. l., attribué au même auteur, parut aussi en 1630. V. Rev. franç., 20 mai 1855, p. 483, notre article sur le comte de Cramail.

[85]: Jacques Cordier, dit Bocan, du nom d'une terre que M. de Montpensier lui avoit donnée, étoit bon violon, comme il est dit ici, et fameux maître à danser. Tout ce qu'on lit sur lui dans les biographies est pris à la Description de Paris, par Piganiol, tom. II, pag. 215-216. Une danse qu'il avoit composée, et qui à cause de lui s'appeloit la bocane, se dansoit encore au commencement du XVIIIe siècle. (V. Compan, Dict. de danse.) C'est lui qui joua sur son violon l'air de la sarabande que le cardinal de Richelieu dansa pour plaire à Anne d'Autriche. Brienne, qui raconte le fait, l'appelle par erreur Boccau pour Bocan. (Mémoires, tom. I, pag. 276.)

[86]: «Manière de violon, qui est un instrument de musique que les maîtres à danser portent en ville dans leur poche lorsqu'ils vont montrer à leurs escoliers, et qui n'a esté appelé poche que parcequ'on le met dans la pocheDictionnaire de Richelet, 1re édit.

[87]: C'est le bureau d'adresse auquel nous avons déjà consacré une note dans le Roman bourgeois, édit. P. Jannet, pag. 106. Comme c'étoit un centre de compagnie, on l'avoit d'abord appelé bureau de rencontre. En 1631, on avoit eu la singulière idée de le mettre en ballet. Il y est appelé, en assez mauvais vers:

Un rendez-vous en titre de bureau,
Pour ceux qui ne savent que faire,
...........
Pour nos trois sols nous y pourrons entrer
Et trouver quelque chose ou blanque.

[88]: V., sur la grande querelle académique que souleva ce mot, accepté par les uns, repoussé par les autres, et par Gomberville surtout, notre article du Constitutionnel, 30 janvier 1852, Histoire du trente-sixième fauteuil de l'Académie françoise.