[117]: Perez s'y réfugia en effet.

[118]: M. Mignet ne dit que «six mille hommes de pied et quinze cents hommes de cavalerie légère.» Antonio Perez et Philippe II, 1re édit., pag. 199. Quand il dit tous Espaignolz, l'auteur de la lettre veut dire tous Castillans.

[119]: M. Mignet ne parle pas de cette première destination de l'armée de Philippe II.

[120]: «Les membres de la députation permanente et les cinq juges de la cour suprême avoient proclamé la légalité et la nécessité de la défense, prescrit la formation d'une armée, nommé le grand justicier pour la commander, conformément à sa charge, et désigné don Martin de la Nuza pour lui servir de mestre de camp.» Mignet, pag. 198.

[121]: M. Mignet n'indique pas le lieu où l'armée aragonaise alla attendre l'armée castillane, commandée par Vargas. Quant à la défection de Juan de la Nuza, il la donne comme une simple retraite: «Cédant à la faiblesse de son caractère et au sentiment de son impuissance, il se retira dans un de ses châteaux. Le député du royaume don Juan de Luna, et le jurat de Saragosse, qui étoient avec lui, en firent autant.» Id. pag. 200.

[122]: Il ne faut pas oublier qu'il s'agit toujours ici de Philippe II.

[123]: Cette pièce est la plus intéressante de celles qui furent écrites au sujet de cet assassinat, lesquelles, celle-ci comprise, ne s'élèvent pas à moins de dix, toutes citées, avec leur titre exact, dans la Bibliographie des Mazarinades, par M. Moreau. Ce sont: 1o Relation, véritable de ce qui s'est passé au meurtre d'un jeune garçon.... nommé Bourgeois, Paris, Simon le Porteur, 1652, 8 pages; 2o Histoire véritable et lamentable d'an bourgeois de Paris cruellement martyrisé par les Juifs de la synagogue, le 26 août 1652, (S. L.,) 1652, 7 pages en vers; 3o Monitoire publié par toutes les paroisses de la ville de Paris contre les Juifs de la synagogue, le 1er jour de septembre 1652, pour avoir cruellement martyrisé, assassiné et tué un notable bourgeois de la dite ville de Paris, Paris, ve J. Guillemot, 1652, 6 pages; 4o La cruauté de la synagogue des juifs de la dernière génération, de plus le jugement de Minos rendu à l'âme du pauvre massacré, aux Champs-Elysiens, le repos des âmes heureuses, P. A. C. L. A. M. B. D. R. T. A. P., Paris, 1652, 8 pages; 5o La fureur des Juifs, dédiée à Messieurs de la synagogue, en vers burlesques, par Cl. Veyras, Paris, Jacq. Le Gentil, 1652; 6o La synagogue mise en son lustre, avec l'épitaphe du bourgeois pour mettre sur son tombeau, 12 pages; 7o Le jugement criminel rendu contre la synagogue des fripiers, portant que ceux de leur nombre qui se trouveront circoncis (qui est la marque de la juiverie) seront châtrés ric à ric, afin que la race en demeure à jamais éteinte dans Paris, (S. L.,) 7 pages; 8o Examen de la vie des Juifs, de leur religion, commerce et trafic, dans leur synagogue, Paris, Fr. Preuveray, 1652, 8 pages; 9o Réponse des principaux de la synagogue, présenté (sic) par articles aux notables bourgeois de Paris, où il montre (sic) leur ordre, leur reigle, leur loy, et leur procez avec le complaignant, Paris, 1652, 8 pages. Cette pièce est dirigée contre la précédente. Celle que nous donnons ici est la requête présentée au Parlement par le père et les parents du pauvre épinglier. M. de Boyvin Vaurouy fut nommé rapporteur.

[124]: Selon la Relation véritable... il étoit fils d'un marchand épinglier de la rue Saint-Denys.

[125]: La plupart des fripiers étoient des Juifs, ou de nouveaux convertis, toujours prêts à s'offenser quand on leur rappeloit leur ancienne religion. V. l'une des pièces de ce volume, les Grands Jours tenus à Paris par M. Muet, etc. Paris, 1622, pag. 198-199.

[126]: Loret raconte ainsi la première partie du drame: