[173]: Neige, «dentelle faite au métier, de peu de valeur.» (Dict. de Trévoux.) On connoît le beau galand de neige que Gros-René rend à Marinette.

[174]: Ce passage est curieux, en ce qu'il nous apprend à quelle époque fut donnée pour la première fois cette pastorale en musique, à trois parties, avec intermèdes, que nous pensions dater seulement de 1672, année où elle fut encore représentée devant le roi, à Saint-Germain-en-Laye. Il faut l'ajouter aux deux ballets royaux l'Impatience et les Saisons, que M. Walckenaer pensoit avoir été les seuls qui furent dansés en 1660 et 1661 (Mémoires sur madame de Sévigné, t. II, p. 490).

[175]: Elle ne se trouve pas parmi les Ordonnances recueillies du code Henry, etc., par le capitaine Saint-Chamant, Rouen, 1636, in-12. C'est un règlement pour l'armée catholique placée sous les ordres du duc d'Anjou. La date que porte cette ordonnance toute belliqueuse et hostile aux huguenots prouve à elle seule combien l'on avoit eu raison d'appeler boiteuse et mal assise la paix signée le 2 mars précédent. On n'avoit même pas désarmé. C'est à Lonjumeau que la paix s'étoit faite, et c'est d'Etampes, à quelques lieues de là, que le futur vainqueur de Jarnac et de Montcontour datoit l'ordonnance disciplinaire de son armée, prête à rentrer en campagne.

[176]: Ici le chef catholique semble prendre à tâche d'imiter les prescriptions pieuses des chefs huguenots. Il ordonne le prêche: l'armée catholique va donc avoir, elle aussi, ses écoles buissonnières, pareilles à celles qu'un arrêt du Parlement de 1552 avoit défendues aux Calvinistes. «Quelquefois, dit M. Michelet, ils s'assembloient en plein champ, au nombre de huit ou dix mille personnes; le ministre montoit sur une charrette ou sur des arbres amoncelés; le peuple se plaçoit sous le vent, pour mieux recueillir la parole, et ensuite tous ensemble, hommes, femmes et enfants, entonnoient des psaumes. Ceux qui avoient des armes veilloient à l'entour, la main sur l'épée.»

[177]: C'est celle qui vient à la suite de celle-ci.

[178]: S'il eût fallu renvoyer de l'armée tous les vagabonds, on l'eût sans doute singulièrement décimée, car on n'étoit pas loin du temps où elle ne se recrutoit de fantassins que parmi les garnements dont Brantôme nous a laissé ce portrait: «C'estoient, pour la plupart, des hommes de sac et de corde, meschants garniments eschappés à la justice, et surtout force marqués de la fleur de lys sur l'épaule, essorillés, et qui cachoient les oreilles, à vrai dire, par de longs cheveux herissés, barbes horribles, tant pour ceste raison que pour se monstrer plus effroyables à leurs ennemys.» (Brantôme, édit. du Panthéon littéraire, t. 1, p. 580.)—Un peu auparavant, il nous avoit montré l'armée de Louis XII, aussi bien que celle de François Ier, «composée de marauts, belistres, mal armés, mal complexionnés, faict-néants, pilleurs, mangeurs de peuple.» (Ibid., 578-579.)

[179]: L'ordonnance de 1586, art. 3, renouvela cette prescription sévère.

[180]: Ordinairement, le connétable seul avoit le droit de faire pendre sans procès. (Brantôme, Vie d'Anne de Montmorency.) Quand il falloit que les prévôts en vinssent à ces extrêmes rigueurs, ils devoient se faire assister de dix notables avocats du plus prochain siége. Alors la condamnation à mort pouvoit être sans appel. (Jean des Caurres, Œuvres, liv. v, chap. 6.)

[181]: Sous Henri II, la désertion, même simple, étoit considérée comme crime de lèse-majesté, et punie du dernier supplice. (La Chesnaye, Dict. milit., au mot Déserteur.)

[182]: Louis XII vouloit qu'on ne logeât les troupes que dans les villes closes (ordonn. du 15 janvier 1514, art. 3); mais ce règlement ne pouvoit être exécutoire en campagne. D'autres ordonnances militaires, telles que celle du 15 février 1566 et celle du 1er juillet 1575, permirent donc, non seulement de loger dans les villages, mais même décrétèrent la peine de mort contre tout fourrier qui accepteroit de l'argent des habitants d'un bourg pour les exempter du logement de sa compagnie.