[208]: «... Guilleri, ne craignant ni Dieu ni diable, ayant exhorté ses gens à la défense, sortit le premier, monté sur un cheval, le pistolet en main, passa au travers les ennemis et se sauva.»
[209]: C'est le frère du grand Guillery, dont il est parlé au commencement de cette pièce. Quant à lui, il s'est sauvé, comme nous venons de le voir; d'après l'Histoire de la vie et grandes voleries.., il s'en va dans les environs de Bordeaux, y vit quatre années environ en riche gentilhomme, puis, découvert par un marchand qu'il avoit autrefois volé, il est pris et rompu sur la place publique de La Rochelle.
[210]: «Dire sa ratelée, c'est dire à son tour librement tout ce qu'on sait, tout ce qu'on pense de quelque chose.» (Leroux, Dict. comique.) C'est faire comme le jardinier, qui, lorsqu'il a bien promené son rateau par le jardin, finit par placer dans un coin sa ratelée d'ordures.
[211]: Sabrenaud se disoit pour un mauvais ouvrier, un gâcheur d'ouvrage. On en avoit fait le verbe sabrenauder, qui s'employoit encore au XVIIIe siècle.
[212]: C'est-à-dire s'est campée les poings sur les hanches comme en disant: Ecoutez-nous.
[213]: Le chaperon étoit la marque de la petite bourgeoisie; il consistoit, au XVIIe siècle, en une bande de velours placée sur le bonnet.
[214]: V., sur les noms qu'on donnoit à ces damoiselles par usurpation, Les XV joies de mariage, P. Jannet, 1853, in-8o, p. 168.
[215]: Les femmes de distinction, quand elles sortoient, portoient un masque de velours noir. Boileau, par une note sur le vers 322 de sa Xe satire, nous apprend qu'il en étoit encore ainsi pendant sa jeunesse. On peut voir, sur cet usage, de longs détails dans le Palais Mazarin de M. L. de Laborde, p. 314, note 367. C'étoit surtout la marque distinctive des femmes dont nostre espousée veut singer les manières. «Que ne diray-je pas des chirurgiens... (lisons-nous dans la Troisième après-disnée du Caquet de l'Accouchée, 1622 in-8o, p. 15). Quant à leurs filles, il ne leur manque que le masque qu'on ne les prenne pour damoiselles.»
[216]: Il étoit aussi ridicule pour les filles bourgeoises de se faire appeler madamoiselle que pour les femmes mariées de la même classe de prendre le titre de madame. Entre autres pièces publiées à ce propos contre ces dernières, nous connaissons un livret de la dernière moitié du XVIIe siècle: Satyre sur les femmes bourgeoises qui se font appeler madame, in-8o.
[217]: Pour: Notre-Dame.