[45]: R. Gaguini rerum gallicarum annales. Francfort, 1577, in-fol. Pag. 71.

[46]: On a vu plus haut que, d'après l'abbé Expilly, le faubourg de l'Aumosne étoit, de toute la ville de Pontoise, la seule partie non comprise dans le diocèse de Rouen.

[47]: A tous ces méfaits des Normands, Pontoise auroit pu ajouter la prise et l'incendie de son château, dont s'emparèrent les hommes du nord, et qu'ils brûlèrent en 880 ou 883. C'est peut-être du souvenir qu'on en avoit gardé que venoit la haine des gens de Pontoise contre les Normands.

[48]: Nous connoissons une autre édition de cette pièce sous la date de 1626, Paris, même format, même titre. Nodier, qui la possédoit, ne la place pas moins parmi les plus rares. Nouveaux mélanges d'une petite bibliothèque, no 58.

[49]: C'est le même que Le Sage a mis en scène dans Gil Blas, liv. VIII, chap. 2-13, etc. Ce qu'il en dit, tout à fait d'accord avec ce qu'on va lire, prouve combien dans son roman il savoit respecter l'histoire. Cette pièce, qui peut servir utilement à commenter le chef-d'œuvre dans cette partie, n'a pas été connue de François de Neufchâteau, ou, disons mieux, de M. Victor Hugo, véritable auteur des notes du Gil Blas, que l'académicien mit sous son nom, faisant ainsi payer à l'enfant sublime la protection qu'il lui accordoit.

[50]: La mère de D. Rodrigue s'appeloit en effet Marie Sandelen. L'histoire dit qu'elle étoit Flamande.

[51]: Ceci répond très bien a ce qu'on lit dans Gil Blas (liv. VIII, chap. 3), et justifie à merveille les courbettes que Le Sage fait faire à son héros lors de sa première visite à D. Rodrigue.

[52]: De Siete Iglesias.

[53]: D. Rodrigue avoit, dit-on, commencé par renier son père; mais les reproches que cette conduite lui attira le firent se raviser, comme il est dit ici. Le Sage, que l'histoire de Calderon préoccupe à chaque page des livres VIII et IX de son Gil Blas, fait allusion à ces sentiments et à ce retour repentant du favori; mais, pour les mettre mieux en relief, il les prête à Gil Blas lui-même, qu'il nous montre alors admis avec Calderon au partage des faveurs du duc de Lerme. «Me reprochant moi-même que j'étois un fils dénaturé, je m'attendris, lui fait-il dire. Je me rappelai les soins qu'on avoit eus de mon enfance et de mon éducation; je me représentai ce que je devois à mes parents, etc.» Liv. VIII, chap. 13.

[54]: «Son logement communiquoit à celui du duc de Lerme, et l'égaloit en magnificence. On auroit eu de la peine à distinguer par les ameublements le maître du valet.» Gil Blas, liv. III, chap. 8.