[201]: La pistole étoit originairement une monnoie d'Espagne.

[202]: Petite monnoie d'argent mise en cours par Louis XII. Elle devoit son nom à la teste de ce roi qui y étoit frappée. Elle avoit d'abord valu dix sols parisis. Quand Henri III la supprima, en 1575, elle ne valoit plus que quatre deniers.

[203]: Demi-pistoles. V., dans les Contes et joyeux devis de B. Des Perriers, la CIVe nouvelle.

[204]: On croit entendre le Scapin des Fourberies (acte 2, scène 8): «Mais, pour plaider, il vous faudra de l'argent. Il vous en faudra pour l'exploit; il vous en faudra pour le contrôle; il vous en faudra pour la procuration, pour la présentation, les conseils, productions et journées de procureur. Il vous en faudra pour les consultations et plaidoiries des avocats, pour le droit de retirer le sac et pour les grosses écritures. Il vous en faudra pour le rapport des substituts, pour les épices de conclusion, pour l'enregistrement du greffier, façon d'appointement, sentences et arrêts, contrôles, signatures et expéditions de leurs clercs, sans parler de tous les présents qu'il vous faudra faire.»

[205]: Fameuse tavernière dont le cabaret se trouvoit dans les environs du Louvre. On n'y mangeoit pas à moins d'une pistole. V. les Visions admirables du pèlerin du Parnasse, Paris, 1635, in-8, p. 208, et notre Histoire des hôtelleries et cabarets, t. 2, p. 308-311.—Chez la Coiffier on dînoit jusqu'à six pistoles «pour teste». Francion, 1663, in-8. p. 308.

[206]: Gaillac, dans l'Albigeois.

[207]: Ce mot, qui s'appliquoit surtout aux Maures, se disoit aussi des juifs convertis. V. Cotgrave.—On comprend alors qu'on en fît une injure contre les procureurs rapaces. C'est, toutefois, contre les Espagnols qu'on l'employoit surtout. V. L'Estoille, Journal de Henri IV, 19 juin 1598.

[208]: V., sur ce mot, une note des Ordonnances d'amour.

[209]: Les années de la vie humaine qui ramènent les nombres sept et neuf sont appelées années climatériques, du mot grec κλιμαξ, échelle, degré; mais la climatérique par excellence est l'année 63, qui représente le multiple de ces deux nombres fatals. V. Lettres de Pasquier, in-fol., t. 2, p. 416, 6.—A l'époque où parut cette pièce, le nombre fatidique inquiétoit fort les esprits. On attribuoit, en effet, tous les malheurs du règne de Henri IV et sa mort sanglante à la fatalité qui l'avoit fait le 63e roi de France. Les faiseurs d'almanachs ne se faisoient pas faute de le répéter. Du vivant même du roi, ils avoient dit que le nombre funeste lui porteroit malheur. Malherbe, dans son ode «présentée à Sa Majesté, à Aix, en l'année 1600», fait ainsi allusion à ces pronostics:

A ce coup iront en fumée
Les vœux que faisoient nos mutins,
En leur ame encore affamée
De massacres et de butins.
Nos doutes seront éclaircies,
Et mentiront les prophéties
De tous ces visages palis,
Dont le vain estude s'applique
A chercher l'an climatérique
De l'éternelle fleur de lys.