Ce n'est pas jeu de passe-passe,
Car on s'en va sans revenir.
Les charlatans divers, les enchanteurs, se treuvent
Au grand cours d'alentour, les blanques, les sauteurs,
Les monstres differends, les farceurs et menteurs.
Le peuple s'y promène, et parmi la froidure
Croque le pain d'epice et la gauffre moins dure......
L'autre met son argent aux choses necessaires
Que le marchand debite aux personnes vulgaires.
(Semonce à une demoiselle des champs pour venir passer la foire et les jours gras à Paris, Paris, 1605, in-8.)
[327]: A la blanque. V. une des pièces qui précèdent.
[328]: Ceci prouve que, long-temps avant Regnard et Dancourt, qui, l'un au théâtre de la Foire en 1695, l'autre, l'année d'après, au Théâtre-François, en firent le sujet d'une comédie, la foire S.-Germain avoit été mise à la scène. En 1607, un ballet de la façon de M. le Prince, dont le sujet etoit l'accouchement de la foire Saint-Germain, avoit été dansé au Louvre (V. Lettres de Malherbe à Peiresc, p. 21, et Recueil des plus excellents ballets de ce temps, Paris, 1612, in-8, p. 55-58).
[329]: Allusion aux mesures prises, en 1634, pour la closture et adjonction à la ville de Paris des faubourgs Saint-Honoré, Montmartre et Villeneuve. V. Archives curieuses, 2e série, t. 6, p. 314, et notre Paris démoli, p. 243.
[330]: Gros-Guillaume. V., sur tous ces farceurs, les notes de notre édition des Caquets de l'Accouchée, p. 281-282.
[331]: Clitophon, tragi-comédie en cinq actes de Du Ryer, fut jouée en 1632, mais ne fut jamais imprimée. M. de Soleinne en possédoit un manuscrit. (Catal. de sa biblioth., no 1003.)
[332]: Alcimédon, tragi-comédie en cinq actes, en vers, jouée en 1634, imprimée en 1635, Paris, T. Quinet.