[66]: «Evolantem inde, jamque egressurum urbe, stipatores insecuti retrahunt.» (Strada, ibid.)

[67]: On a renouvelé pour tous les régicides l'histoire de ces tourments raffinés, notamment pour Damiens, que, suivant les bruits populaires encore accrédités dans mon enfance, on avoit ainsi empêché de dormir pendant plusieurs nuits.

[68]: Strada, trop bon historien pour répéter la fable de toutes ces tortures, mais trop vraiment jésuite aussi pour ne pas voir dans Balthazar Gérard une sorte de martyr, ne peut s'empêcher d'admirer le courage du fanatique au milieu des tourments. «Imperterritum, dit-il, tormentisque omnibus majorem

[69]: «Postremo sectum in partes quatuor, per totidem urbis loca distraxere.»

[70]: M. Weiss, à l'article Gérard (Balthazar) de la Biographie universelle, dit que Philippe II récompensa la famille du meurtrier, et lui donna même des lettres de noblesse, ce qui est vrai; mais il eût dû ajouter que par ces lettres, semblables à celles que Charles VII avoit accordées à Jeanne d'Arc, le ventre anoblissoit. Les descendants d'une sœur de Gérard jouissoient encore, au milieu du XVIIe siècle, des priviléges de cet anoblissement. Quand Louis XIV s'empara de la Franche-Comté, on les supprima. La famille de l'assassin de Guillaume fut remise à la taille. Elle osa réclamer et présenter ses lettres de noblesse à M. de Vanolles, intendant de la province. Il les foula aux pieds: ce fut toute sa réponse pour cette réclamation effrontée.

[71]: L'histoire de Fava est aussi racontée au long dans le Supplément au Journal du règne de Henri IV, par P. de l'Estoille (1736, in-8o, t. 2, p. 165-170), sous la date du 24 mars 1608. Ce récit, qu'il ne faut chercher que dans ce Supplément, d'après M. Champollion (Journal de l'Estoile, coll. Michaud, gr. in-8o, p. 454), ne diffère de la relation reproduite ici que par quelques détails que nous signalerons au passage. Dans l'Esprit du Mercure, publié par Merle en 1810, in-8o, se trouve aussi, t. 1, p. 7-24, sous ce titre: (1608) Cause célèbre, un exposé très détaillé de cette curieuse affaire, emprunté sans doute à un numéro de l'ancien Mercure, que nous n'avons, toutefois, pas pu retrouver. Sauf quelques faits dont nous montrerons la différence, c'est en abrégé ce qu'on va lire ici in extenso.

[72]: Dans le Supplément au Journal de l'Estoille, t. 2, p. 165, on s'en tient à cette dernière opinion.

[73]: Tout ce paragraphe est reproduit textuellement, à quelques mots près, dans la relation de l'Esprit du Mercure.

[74]: «La dexterité qu'il avoit à imiter et contrefaire toutes sortes d'escritures luy donna bientost le moyen de contrefaire celle de Bossa, et de descouvrir les correspondances qu'il avoit à Venise.» Suppl. au Journ. de l'Estoille.

[75]-[76]: Ce passage, écrit en 1608, détruit l'opinion accréditée depuis Pomet (Hist. générale des drogues, Paris, 1735, in-4o, t. 1, 28; 2, 44) sur l'invention de la cire d'Espagne. Il devient évident qu'on la connoissoit de nom avant que le marchand de Paris, nommé Rousseau, à qui l'on en attribue à tort la découverte, l'eût remise en honneur, vers 1620, et lui eut dû, grâce aux encouragements de Mme de Longueville, puis de Louis XIII, une fortune de 50,000 fr. en quelques années. C'est un argument nouveau en faveur de M. Spies, qui soutenoit avoir vu, dans les archives de la cour d'Anspach, où il étoit conseiller, un diplôme de 1574, cacheté en cire d'Espagne rouge. Beckmann, Beitræge zur Geschichte der Erfindungskunst, trad. angl. in-8, t. 1, p. 219-223.