[277]: Var.: du sacramenn. Juron des Allemands.

[278]: A Paris, on disoit encore, dans la litanie: A furore Normanorum libera nos, Domine. V. notre tome 1er, p. 97.

[279]: Un proverbe disoit: Vérolle de Rouen et crotte de Paris ne s'en vont jamais qu'avec la pièce. (Francion, 1663, in-8, p. 557.)

[280]: Ces deux vers manquent dans le Donnez-vous garde.

[281]: C'est l'ancien nom du perroquet. Il étoit resté pour désigner ces petits oiseaux de carte ou de bois qu'on mettoit au sommet d'une perche pour servir de but aux tireurs d'arquebuse.

[282]: Lâche, paresseux.

[283]: Cette fin manque dans le Donnez-vous garde, etc.

[284]: C'est Amurat III, successeur de Sélim II, son père, et le même qui, par l'un des épisodes de son règne, inspira à Racine sa tragédie de Bajazet. Il régna de 1574 à 1595.

[285]: Loin de se relâcher de la rigueur des sultans ses prédécesseurs contre les chrétiens, et d'avoir les velléités de conversion qu'on lui prête ici, Amurat fut l'un de ceux qui déployèrent le plus de sévérité. Il alla jusqu'à vouloir changer en mosquées quelques unes des églises encore consacrées au culte: Saint-François à Galata, Sainte-Anne et Saint-Sébastien. Il en avoit déjà donné l'ordre, quand l'ambassadeur de France, M. de Germigny, intervint et le fit retirer à force de démarches et d'instances. V. Hammer, Hist. de l'empire ottoman, t. 7, p. 139.

[286]: Il est certain qu'alors déjà il couroit chez les Turcs des prédictions qui leur donnoient beaucoup à craindre de la part des peuples chrétiens, et surtout des François. On le sait par un très curieux passage du Journal de l'Estoille, qui jusqu'ici n'a pas été assez remarqué. Il y est dit, sous la date de mars 1601: «En ce mois arriva à Paris, de la part de Mahomet, empereur des Turcs, le nommé Barthélemy de Cuœur, natif de Marseille, chrétien renié et médecin de Sa Altesse et son envoyé, sans pourtant avoir ni la suite ni le titre d'ambassadeur. Il présenta au roy un cimeterre et un poignard dont les gardes et les fourreaux estoient d'or garnis de rubis, avec un pennache de plumes de héron dont le tuyau estoit couvert de turquoises et autres pierres précieuses. Entre autres choses que cet envoyé demanda au roi, fut de rappeler le duc de Mercœur de la Hongrie, qui estoit général des troupes de l'empereur. Le roy lui demanda pourquoy les Turcs craignoient tant ce duc. C'est, respondit-il, qu'entre les prophéties que les Turcs croyent, il y en a une qui porte que l'épée des François chassera les Turcs de l'Europe et renversera leur empire, et que, depuis que le duc de Mercœur combattoit contre les Turcs, tous les bachas l'appréhendoient. Le roy luy dit alors que le duc de Mercœur estoit à la vérité son sujet, mais qu'il estoit prince du sang de la maison de Lorraine, qui n'appartient pas à la couronne de France, et que les troupes qu'il a en Hongrie n'ont pas été levées en France, mais en Lorraine, et qu'il ne fait la guerre que comme vassal de l'empire, et qu'estant chrestien, il ne peut pas empescher qu'il ne serve l'empereur...» (Supplément au Journal du règne de Henri IV, 1736, in-8, t. 2, p. 271.)—D'autres prédictions, non moins bien démenties que celle-ci par ce qui se passe depuis deux ans, annonçoient, au contraire, l'expulsion des Turcs par les Russes. La plus curieuse, due à l'astrologue arabe Mousta-Eddin, fut imprimée a Saint-Pétersbourg en 1789, puis à Moscou en 1828. On peut consulter, sur les prophéties contre les Turcs, le Télégraphe de Moscou (juin 1828, p. 510) et un curieux article de M. Alph. Bonneau (Presse, 21 mai 1854). Nous en finirons avec ces prédictions par celle qui est la plus singulière, en raison de ce qui se passe aujourd'hui; nous devons de la connoître à M. L. Lacour: «Articulus quartus. Hoc regnum (Mahometistarum) et secta penitus destructa et abolita erunt anno domini 1854 (sic) vel 1856.» (Fr. Francisci Quaresmii Elucidatio terræ sanctæ historica, theologica, moralis, Antverpiæ, ex officina Balt. Moreti, 2 vol. in-fol., MDCXXXIX, t. 1er, p. 265.)