[306]: Matois s'entendoit alors pour mauvais garnement, filou, enfant perdu. «Mais, lit-on dans les Contes d'Eutrapel (Disputes entre Leupolde et Eutrapel), depuis que j'eus hanté les lieux d'honneur, la place Maubert, les Hales..., couru tous les basteleurs de la ville et assemblées des enfants perdus et Matois, je fus un maistre galant.» V. encore L'Estoille, Journal de Henri IV, 4 juin 1596. Une pièce publiée par notre ami M. de Montaiglon, dans son recueil de Poésies du XVe et du XVIe siècle, sous le titre de le Valet à tout faire, est intitulée, dans une autre édition, le Mathois ou marchand meslé. V. Ch. Nodier, Nouv. mélanges d'une petite bibliothèque, no 583.—On appeloit aussi les matois enfants de la mate. V. Cotgrave, Moizant de Brieux, Origine de quelques coutumes et façons de parler, p. 15, et les Aventures du baron de Fæneste, liv. 3, ch. 1er.

[307]: Laisser-passer que les douaniers donnent aux marchands et voituriers.

[308]: Pour le quidam.

[309]: Le Jupiter Amoun étoit, en effet, représenté sous la forme d'un homme criocéphale, ou à tête de bélier. V. Jacobi, Dict. mythologique.

[310]: Entre autres faits racontés d'après Pline au sujet de l'escarboucle, on disoit que cette pierre lumineuse se ternissoit à l'air malsain.

[311]: Accablées par le poids. (Dict. de Furetière.) C'étoit, au XVIIe siècle, un mot très suranné.

[312]: La petite place qui se trouvoit à la jonction de la rue Saint-Honoré et de la rue de l'Arbre-Sec, devant la croix dite du trahoir ou du tiroir, par altération, servoit souvent de lieu de supplice; mais on y pendoit seulement. C'est par exception qu'on y décapitoit, comme en cette circonstance. Ce supplice des condamnés de qualité étoit réservé à la place de Grève.

[313]: L'Estoille, qui est d'ordinaire si bien au courant de toutes ces exécutions, ne parle pas de celle-ci. Malherbe n'en fait pas non plus mention dans ses lettres à Peiresc.

[314]: Vieux mot qui s'employoit pour occasion, et qui dérivoit aussi d'occasio, selon Huet. V. un article de M. Littré, Revue des Deux-Mondes, 15 juillet 1855, p. 372.

[315]: L'épée de Denys le Tyran au dessus de la tête de Damoclès.