[316]: Ce mot est plus rare que vergogne, dont il est dérivé. On le trouve pourtant dans Montaigne et dans ce passage du 1er livre des Poèmes de Ronsard:

Ils faisoient bien souvent, sans nulle autre poursuite,
Tourner les ennemis en vergogneuse fuite.

[317]: «Inquiétudes d'esprit, passions véhémentes.» (Dict. de Furetière.) Ce mot étoit déjà vieux.

[318]: Montaigne s'est servi du même mot à peu près dans le même sens: «Il faut, dit-il, oster à la mort son estrangeté et la domestiquer à force d'y penser.»

[319]: V., sur cette locution, une note de la pièce précédente.

[320]: Elle avoit encore certain pouvoir sur l'esprit de Henri IV, son époux divorcé. V. notre tome 1er, p. 207.—Au mois de juin de cette même année, le roi lui avoit encore accordé une grâce. V. L'Estoille, à cette date.

[321]: Ce n'est qu'une réimpression du Discours nouveau sur la mode, Paris, Pierre Ramier, rue des Carmes, à l'Image Saint-Martin, 1613, in-8, reproduit en 1850 par M. Eus. Castaigne dans le t. 4 du Bulletin archéologique et historique de la Charente, et tiré à part à 100 exemplaires.—Le Pasquil de la cour, mis à la suite de l'édition reproduite ici, ne se trouve pas dans la première. Il avoit d'abord été publié à part sous le même titre, Paris, 1623, in-8 de 11 pages.

[322]: Henri Estienne, dans ses Deux dialogues du nouveau langage françois italianisé, à propos d'une discussion de son Celtophile et de son Philausone sur la mobilité perpétuelle de la mode, raconte l'anecdote de ce peintre qui, ayant à représenter tous les peuples de l'Europe avec leur costume national, n'imagina rien de mieux, pour figurer le François, que de le peindre nu avec une pièce d'étoffe sous le bras et une paire de ciseaux à la main. C'est certainement à ce tableau, ou plutôt à cette caricature, que l'auteur fait allusion ici. Une autre pièce du temps, le Courtisan à la mode, etc. (1625), p. 9, en parle d'une façon plus directe et avec plus de détails: «Il ne faut s'estonner, y est-il dit, si dans Rome, dans la gallerie du cardinal Fernèze (sic), que l'on estime estre l'une des plus admirables pour les peintures et autres singularitez qui s'en puissent trouver dans l'Europe, où, entre autres choses, l'on voit toutes les nations despeintes en leur naturel, avec leurs habits à la mode des pays, hormis le François, qui est despeint tout nud, ayant un roulleau d'estoffe soubs l'un de ses bras et en la main droicte des cizeaux, pour demonstrer que, de toutes les diversitez de l'univers, il n'y a que le François qui est seul à changer journellement de mode et façon pour se vestir et habiller, ce que les autres nations ne font jamais.»

[323]: On sait qu'on appeloit moustaches les cheveux tombant sur les côtés. Dans la Mode qui court, pièce du même temps (p. 3), il est parlé d'une «perruque acheptée au Palais, garnie de sa moustache derrière l'oreille.»

[324]: Les Juifs portoient toujours les cheveux pendants.