[325]: Ce fut la mode jusqu'au jour où Louis XIII, s'étant ingéré du métier de barbier barbant, «coupa, dit Tallemant, la barbe à tous les officiers de sa maison, et ne leur laissa qu'un petit toupet au menton.» Richelieu, à qui l'on ne faisoit pas si facilement la barbe, conserva seul la royale pointue. Une chanson faite alors, et conservée par Tallemant, disoit:
Helas! ma pauvre barbe,
Qu'est-ce qui t'a faite ainsi?
C'est le grand roi Louis
Treizième de ce nom,
Qui toute a ebarbé sa maison.
..........
Laissons la barbe en pointe
Au cousin de Richelieu,
Car, par la vertudieu!
Ce seroit trop oser
Que de la lui pretendre raser.
Tallemant, Historiettes, édit. in-12, t. 3, p. 68.
[326]: C'étoient ces moustaches en croc ou recroquillées en cerceau dont se moque Naudé dans le Mascurat, p. 187. La mode en venoit des Espagnols. Les courtisans s'en faisoient gloire: «Ils vous respondront que leur habit, leur desmarche et leur barbe est à l'espagnolle.» (Le Courtisan à la mode, p. 8.)
[327]: On trouve dans une pièce déjà citée, la Mode qui court (ibid.), des détails sur ces diverses formes de chapeaux, ronds, pointus, hauts de forme, en pot à beurre, comme dit G. Naudé, ou à l'albanoise, comme on dit ici; sur les cordons, les panaches, etc. «Les chapeliers, y est-il dit, se plaignent que tant de chouses (modes) nouvelles leur font perdre l'escrime en la fabrique des chappeaux. L'un les veut pointus en pyramide, à la façon des pains de sucre, qui dansent en cheminant sur la perruque...; d'autres les veulent plats à la cordelière, retroussez, en mauvais garçon (par signe seulement), avec un pennache cousu tout autour, de peur que le vent l'emporte; d'autres en veulent en façon de turban, ronds et peu de bords...» Le Courtisan à la mode (p. 5) parle aussi de ces diverses formes, chapeaux en preneurs de taupes, chapeaux hors d'escalade, c'est-à-dire très pointus, très à pic. Dans les Loix de la galanterie, la même expression est employée, et il y est dit en outre: «L'on a porté des chapeaux fort hauts, et si pointus qu'un teston les eût couverts.» M. Castaigne cite en note sur ces hauts chapeaux d'Albanois un passage des Œuvres morales, etc., de Jean des Caurres, fol. 602, verso.
[328]: Repli, revers, parement.
[329]: Le point-couppé étoit une dentelle à jour qu'on faisoit en collant du filet sur du quintin, et en perçant et emportant la toile qui étoit entre deux. V., sur le commerce du point-couppé, les notes d'une des pièces précédentes.
[330]: Rondache, bouclier rond.
[331]: «Chouse (la mode) a encore fait ceci de bon, qu'elle a ramené l'antique origine des François, descendus de la belliqueuse nation d'Allemagne; car les hommes s'accoustument à porter chausses bouffantes de taffetas ou velours sortant par fentes dehors.» (La Mode qui court, etc., p. 6.)
[332]: Ces gants à franges étoient depuis long-temps à la mode. Dans une très curieuse pièce parue en 1588, le Gan de Jean Godard, Parisien..., nous lisons (ad finem):