Les hommes d'à present, qui connoissent combien
Ils (les gants) nous font de profit, de plaisir et de bien,
Les honorent aussi de mainte broderie
Faite subtilement de riche orfevrerie,
De senteurs, de parfums: les uns sont chiquetés
De toutes parts à jour, les autres mouchetés
D'artifice mignard; quelques autres de franges
Bordent leur riche cuir, qui vient des lieux estranges.

[333]: Soutane.

[334]: Furetière, dans sa satire le Jeu de boule des procureurs, renvoie le haut de chausses à la suisse aux petits praticiens; la braguette y étoit très saillante. V. Montaigne, Essais, liv. 3, chap. 5, et Vers à la Fronde sur la mode des hommes... 1650.

[335]: Cette manière de crinoline non tissue étoit depuis long-temps en usage, surtout pour la toilette des femmes:

Deça des dames plus fines,
Pour leur grossesse cacher.
On voit la rue empescher,
Portant de larges vasquines;
Là marchent à graves pas.
Renforcées par le bas,
Celles qui deux culs supportent
Sous les robes qu'elles portent.
Desquels l'un, de chair, la nuit
Leur sert à prendre deduict;
L'autre, de crins et de bourre,
Autour leurs fesses embourre.

(P. Le Loyer, la Nephelococugie, ou la Nuée des Cocus, comédie. Abel Langelier, 1579, in-12.)

[336]: Il n'appartenoit qu'aux lourdauds de province de paroître au bal avec des bas d'étame. «Le bal, dit Scarron, se donnoit tous les soirs, ou de très méchants danseurs dansèrent de très mauvaises courantes, et où plusieurs jeunes gens de la ville dansèrent en bas de drap de Hollande ou d'Ussaa et en souliers cirés.» (Le Roman comique, 2e partie, chap. 17.)

[337]: «Après ce que dessus, Chouse (la mode), a inventé l'usage des jarretières chasse-mouches, larges, à grandes franges, pour défendre à la crotte de toucher au bas, etc.» (La Mode qui court, etc.)

[338]: Ces souliers camus sont ce que Scarron, dans son Epistre burlesque à madame de Hautefort, appelle avec tant d'esprit:

Galoches à dormir debout.