Dirai-je comme ces fantasques
Qui portent dentelle à leurs masques
En chamarrent les trous des yeux,
Croyant que le masque en est mieux?

[346]: Les affiquets, qu'on trouve appelés affiques dans le Blason des faulses amours, étoient les longues épingles fichées (affixæ) dans les cheveux ou la coiffure. «Les affiquets, dit Nicot, s'affichent aux bonnets, aux chapeaux et choses semblables.» V. aussi Jacq. Bourgoing, De origine et usu vulgarium linguarum.

[347]: V. sur ces collets notre édition des Caquets, p. 49 et passim. Ce qui est dit ici se retrouve en prose dans la Mode qui court, etc., page 8. «Le col garny d'affiquet, de collet à quatre ou cinq estages, d'un pied et demy pour monter au donjon de folie, voire telles qui n'ont un seul denier de rente; danger même que les porteuses de laict n'en prennent envie, comme elles ont faict autrefois sur le vin muscat; je n'en dy mot, puisqu'on en aura toujours des nouvelles à la pierre au laict.»

[348]: Parmi les poésies qui accompagnent l'Adonis, tragédie de Guillaume Le Breton, Nivernois, Paris, Ab. L'Angelier, 1597, p. in-12, s'en trouve une qui a pour titre: Paradoxe que les femmes doivent marcher avec le sein découvert. «Chouse, est-il dit aussi dans la Mode qui court, p. 8, a encore inventé de représenter le teton bondissant et relevé par engins au dehors, à la vue de quy voudra, pour donner passe-temps aux alterez, et suivant cela on dit:

Jeanne qui faict de son teton parure
Faict voir à tous que Jeanne veut pasture.»

D'après une autre pièce du temps, on voit qu'à l'église même la décence dans la parure n'étoit pas mieux observée: «Mais encore le pire, si vous entrez dans une église pour ouyr le sermon, vous voyrez ces poupines dames le tetin descouvert jusqu'au nombril, lequel en vous amusant à regarder, vous perdrez la sainte parole.» (La dispute et interrogatoire faicte par deux poëtes françois... Paris, 1610, ad finem.)

[349]: Ces aislerons, qui n'étoient que de gros nœuds de ruban largement étalés, avoient fait donner à l'ensemble de la garniture le nom de petite oie. V. une note de notre édition du Roman bourgeois, p. 70. C'est pour continuer la comparaison qu'on avoit appelé jabot «l'ouverture de la chemise sur l'estomach, laquelle il faut toujours voir avec ses ornements de dentelle.» (Les Loix de la galanterie, édit. Aug. Aubry, p. 16.)

[350]: «Ceste Chouse a apporté aussy du pays des Bottonières la façon des botons sans usage sur les manches, sur les chausses, devant, derrière, de costé et d'aultre, et n'y a moyen de paroistre autrement.» (La Mode qui court,... etc., p. 7.)

[351]: La bure ou bureau. V. plus haut, pag. [120].

[352]: Les vertugales, passées de mode, ainsi que les vasquines, dans la seconde moitié du XVIe siècle (voy. notre tome 2, p. 190), avoient reparu sous Louis XIII, agrandies et perfectionnées, avec le nouveau nom de vertugadin.