[381]: V. plus haut, sur cette étoffe commune, une note de [la Chasse au vieil grognard de l'antiquité].
[382]: Saint-Jean-d'Angely, que M. de Soubise avoit rendu au roi le 25 juin 1621.
[383]: A cause de ce mot du titre, M. Leber a placé cette pièce dans un portefeuille de facéties anciennes sur les plaideurs (voy. son Catalogue, no 2405), bien que rien ne s'y rapporte à des affaires de palais, comme on le verra.
[384]: Samaritaine. L'auteur fait exprès mal prononcer par son provincial ce nom si connu des Parisiens.
[385]: Meyer donne ainsi l'origine de l'expression entendre le pair, qui s'introduisit dans la langue commerciale vers le milieu du XVIe siècle: «Un si grand concours d'étrangers, dit-il, et surtout d'Italiens nés dans des souverainetés différentes, dont chacune et même chaque ville avoit son marc différent, devoit produire une confusion dans les monnoies en France, où tout avoit cours, même les fausses monnoies. De là vint ce proverbe: Il entend le pair, quand on vouloit annoncer un homme rompu aux affaires et habile; car rien n'étoit plus difficile que de suivre le cours des changes de toutes les monnoies...» (Galerie du XVIe siècle, t. 1er, p. 147.)—Le mot la preze ajouté ici, et qui doit venir de l'italien prezzo, prix, valeur, ne dément pas cette explication.
[386]: C'étoit une manœuvre de ces fourbes de commencer par perdre. Le petit suisse qui gagna tant d'argent au chevalier de Grammont se donna aux premières parties une veine d'autant plus déplorable qu'il savoit bien qu'il auroit sa revanche. V. Mém. de Grammont, chap. 3.
[387]: Il faut ajouter: dont la fonte ne réussit pas. Ce proverbe se trouve dans tous les écrivains du XVIe siècle. Au lieu de étonné, on disoit souvent ébahi, penaud, ou bien encore matté, comme un fondeur de cloches.
[388]: On y jouoit avec un dé sexagone nommé filou, qui, roulé sur une table bien unie, gagnoit lorsqu'il ne se posoit pas sur celui de ses six pans qui n'étoit pas marqué de noir. Son nom lui venoit de ce qu'il étoit très facile de tromper à ce jeu, «soit en chargeant de plomb quelqu'un des endroits du dé, soit en inclinant un peu le plan sur lequel on le poussoit.» (Dict. de Furetière.)
[389]: Etienne Carneau, né à Chartres en 1610, entré dans l'ordre des Célestins en 1630, mort en 1671. Ayant été-guéri de la fièvre par le vin émétique d'antimoine, il composa en faveur de cette panacée, et contre ses ennemis, la Stimmimachie, ou le grand combat des médecins modernes touchant l'usage de l'anti-moine, poème histori-comique, dédié à Messieurs les médecins de la faculté de Paris, par le sieur C. C. Paris, Jean Paslé, 1656, in-8. M. Viollet-Leduc possédoit un exemplaire de la Stimmimachie. Il en a parlé dans sa Bibliothèque poétique, p. 545; mais il ne semble pas avoir connu la pièce reproduite ici, et qui est une preuve que le goût du bon Célestin pour le vin ne s'arrêtoit pas au vin émétique. Quand il mourut, le P. Carneau étoit revenu aux idées pieuses. On le voit par l'épitaphe qu'il se composa lui-même en latin et en françois. Nous ne l'avons trouvée que dans le petit volume de Bordelon: le Livre à la mode, ou Diversitez nouvelles, Paris, 1696, in-8, p. 241, où elle est donnée d'après une histoire manuscrite des Célestins. Voici l'épitaphe françoise; nous vous ferons grâce de la latine, dont celle-ci, du reste, n'est que la traduction:
Ci-gît qui, s'occupant et de vers et de prose,
A pu quelque renom dans le monde acquérir:
Il aima les beaux-arts; mais, sur toute autre chose,
Il médita de plus celui de bien mourir.