[390]:

Narratur et prisci Catonis
Sæpe mero caluisse virtus.

(Horat.)

Ce que J.-B. Rousseau paraphrase ainsi, dans son ode à l'abbé Courtin:

La vertu du vieux Caton,
Par les Romains tant prônée,
Etoit souvent, nous dit-on,
De salerne enluminée.

[391]: Cette métaphore nous rappelle un amusant lazzi d'Arlequin. «Mezetin vient sur le théâtre, portant quelque chose sous son manteau. Arlequin lui demande: Que portes-tu?—Un poignard, dit Mezetin. Arlequin cherche, et voit que c'est une bouteille; il la boit, et la rend ensuite à Mezetin en lui disant: Je te fais grâce du fourreau...» (Biblioth. de cour, 1746, in-8, t. 2, p. 177.)

[392]: Pour fatigué, harassé. Ce mot commençoit à vieillir. Racine l'a souligné comme suranné dans l'exemplaire du Quinte-Curce de Vaugelas (1653, in-4, p. 248) qu'il possédoit, et qui est aujourd'hui à la Bibliothèque impériale.

[393]: On sait qu'Horace avoit les yeux malades, lippi oculi.

[394]: Ce trait a peut-être été inspiré par cette jolie épigramme de Marot:

Le vin, qui trop cher m'est vendu,
M'a la force des yeux ravie;
Pour autant il m'est défendu,
Dont tous les jours m'en croist l'envie;
Mais, puisque luy seul est ma vie,
Maugré des fortunes senestres!
Les yeux ne seront pas les maistres:
J'aime mieux perdre les fenêtres
Que perdre toute la maison.