[120]: Ce cabaret existoit dès le temps d'Erasme dans le quartier des Ecoles. On lit dans l'Ode à tous les cabarets:
Je prefère au meileur collége
La Corne en la place Maubert.
[121]: Il y avoit à Paris plusieurs tavernes de ce nom. La meilleure étoit rue Saint-Thomas-du-Louvre.
[122]: Ce cabaret, qui se trouvoit dans le quartier de l'Université, est cité comme l'un des plus fameux dans la mazarinade ayant pour titre: Discours facecieux et politique, en vers burlesques, sur toutes les affaires du temps, etc.; Paris, 1649, in-4. C'est le maître de cette taverne qui avoit inventé ces soupes nommées à cause de lui soupes à l'écu d'argent, et dont Boileau a donné la recette quand il a dit dans sa 3e satire:
Que vous semble .... du goût de cette soupe?
Sentez-vous le citron dont on a mis le jus
Avec un jaune d'œuf mêlé dans du verjus?
[123]: Vin de teinture (aligant), selon Cotgrave.
[124]: Vin de Grèce, célèbre depuis long-temps en France, comme on le voit par un passage de Gringore. Sa vogue se maintint mieux encore en Angleterre; on en trouve la preuve dans les vieux dramatistes anglois. V. aussi le Henri IV de Shakspeare.
[125]: Vin de friandise alors très recherché. Courval-Sonnet en parle ainsi dans une de ses satires:
Les exquis muscadets, appelés vins de couche,
Sont toujours reservés pour la friande bouche
De ces bons financiers qui n'espargnent nul prix.
[126]: Le vin d'Irancy, petite ville à trois lieues d'Auxerre, étoit célèbre. Larivey en parle à la scène 6 de l'acte 2 de la Vesve, et l'Auxerrois Roger de Collerye fait dire à monsieur de Deça: