[103]: Le craquelin, pâtisserie sèche qui se mange encore dans quelques provinces, s'appeloit ainsi parcequ'elle craquoit sous la dent.

[104]: Ou poupelin. V., sur la manière dont on faisoit cette pièce de four au XVIIe siècle, notre édition du Roman bourgeois, p. 51, note.

[105]: Dérivé singulier du verbe mener. L'on entend ici cette douce chose du commerce amoureux qui consiste à se faire partout le compagnon, le meneur de celle qu'on aime. Mme de Staal (Mlle de Launay) dans ses charmants Mémoires, (édit. Colnet, t. 1, p. 15,) fait une très fine remarque sur les indices qu'une femme peut tirer de ces meneries pour s'assurer du degré d'amour qu'un homme a pour elle. Elle parle de M. Brunet, qui, les jours qu'elle sortoit de son couvent pour aller chez mesdemoiselles d'Epinay, s'empressoit toujours de la reconduire. «Je découvris, dit-elle, sur de légers indices, quelque diminution de ses sentiments... Il y avoit une grande place à passer, et, dans les commencements de notre connoissance, il prenoit son chemin par les côtés de cette place. Je vis alors qu'il la traversoit par le milieu: d'où je jugeai que son amour étoit au moins diminué de la différence de la diagonale aux deux côtés du carré.»

[106]: Hypallage, figure de langage qui consiste à employer des mots recherchés.

[107]:

Grand mot que Pradon croit un terme de chimie,

comme dit Boileau, Epit. VII, v. 54, et qui est, on le sait, la figure de rhétorique qui consiste à prendre la cause pour l'effet, le contenant pour le contenu, et vice versa.

[108]: Amitiés de cousin et de cousine.

[109]: Contorsions du col que l'on fait pour regarder en sournois, ou en amoureux, ce qui est tout un.

[110]: Offres de dragées propres à dérouiller la gorge.