[111]: C'est-à-dire qui font semblant d'être atteints de la maladie dite danse de Saint-Guy.
[112]: Voy. une des notes précédentes.
[113]: Rayons.
[114]: Sur cet usage des masques que les femmes portoient alors partout, v. notre tom. 1, page 307.
[115]: La philanthropie au XIXe siècle s'est davantage inquiétée du mariage des pauvres. Sous la Restauration une association, patronnée par la duchesse d'Angoulême, avoit été fondée à l'effet de pourvoir au mariage des ouvriers sans fortune, leur procurer gratuitement des expéditions d'actes et les pièces notariées nécessaires, etc. Aujourd'hui la Société de Saint-François Régis s'est donné la même mission.
[116]: Les jeunes filles pauvres étoient surtout placées, sitôt qu'elles avoient douze ans, dans les ateliers de dentelle de Bicêtre. V. Sauval, Antiq. de Paris, liv. 5, chapitre Hôpital général.—Olier, qui étoit curé de Saint-Sulpice en 1648, prenoit soin de placer en apprentissage chez les maîtres artisans les orphelins de sa paroisse. C'est lui aussi qui avoit ouvert, dans la rue du Vieux-Colombier, la maison des Orphelines. V. Monteil, Traité de matériaux manuscrits, t. 2, p. 5.
[117]: La Police des pauvres de G. Montaigne, curieuse pièce des premières années du XVIIe siècle, que nous donnerons dans un prochain volume, parle de ces mendiants qui prenoient la place des bons pauvres et qu'il falloit chasser de Paris. «Il est défendu à toutes personnes de mendier à Paris, sur la peine de fouet, pour les inconvénients de peste et autres maladies qui en pourroient advenir, joint que plusieurs belistres et cagnardiers, par imposture et déguisement de maladie, prennent l'aumône au lieu des vrais pauvres, et aussi que les pauvres estrangers y viennent de toutes parts pour y belistrer.»
[118]: Le grand bureau des pauvres. Les bourgeois choisis par chaque paroisse pour avoir soin des intérêts spirituels et temporels des pauvres s'y assembloient le lundi et le samedi de chaque semaine, à trois heures après midi, sous la présidence du procureur général du Parlement ou de l'un de ses substituts. De cette compagnie étoient tirés les administrateurs des hôpitaux de Paris et des environs.
[119]: Les fabriques de paroisses, sous la présidence des curés, faisoient sans cesse acte de charité de la façon la plus efficace. Tout à l'heure nous avons parlé du curé de Saint-Sulpice; nous devons rappeler aussi celui de Sainte-Marguerite, qui, au commencement du XVIIIe siècle, adopta pour les pauvres de son église le système des soupes économiques, proposées d'abord par Vauban, conseillées par Helvétius dans son Traité des maladies (1703, chapitre Bouillon des pauvres), puis reprises par M. de Rumfort, qui leur a laissé son nom. (Pujaulx, Paris à la fin du XVIIIe siècle, p. 374-375.)
[120]: Sur le rôle philanthropique des corporations d'artisans et sur la caisse de secours que chacune d'elles possédoit sous le nom de Charité du métier, V. un intéressant article de M. Louandre, Revue des Deux-Mondes, 1er décembre 1850, p. 858.