[198]: «Il suit de là, dit l'abbé Mercier de Saint-Léger dans sa note manuscrite déjà citée, que cette fabrique de gants fins à Vendôme existoit en cette ville dès le XVIe siècle. L'abbé Goujet, dans l'extrait qu'il donne de ce petit poème, n'a pas remarqué ce fait.» Dans les Mélanges d'une grande bibliothèque HH, p. 123, l'on avoit déjà constaté l'existence au XVIe siècle d'une fabrique de gants qui avoit pu donner naissance à celle de Vendôme: c'est la fabrique de Blois. «Il est certain, y est-il dit, que l'usage des gants blancs nous est venu d'Italie; cependant, au XVIe siècle, les gants de la fabrique de Blois en France étoient déjà fort renommés.» Savary (Dict. du commerce) parle de ces gants de Blois et de ceux de Vendôme. C'étoit, avec Paris, dit-il, la ville où l'on en fabriquoit le plus de son temps.
[199]: La réputation des gants de Rome se soutint jusqu'à la fin du XVIIe siècle. M. de Chanteloup chargea souvent Poussin de lui en acheter. Le 7 octobre 1646, celui-ci lui écrit à propos d'une de ces commissions «qu'il y a employé un sien ami, connoisseur en matière de gants.» Du tout il a fait un paquet. «Il y en a, dit-il, une douzaine, la moitié pour les hommes, la moitié pour les femmes. Ils ont coûté une demi-pistole la paire, ce qui fait dix-huit écus pour le tout.» Dans sa lettre du 18 octobre 1649, il écrit encore à M. de Chanteloup qu'il lui a acheté de bons gants à la frangipane, c'est-à-dire de ceux qu'on parfumoit selon la mode introduite du temps de Catherine de Médicis par le comte de Frangipani. C'est, dit Poussin, la signora Magdalena, «femme fameuse pour les parfums», qui les lui a vendus.
[200]: Le phénix.
[201]: Dans le Parfumeur royal, par Barbe, parfumeur, Paris, 1689, au chapitre des gants de senteur, on trouve la manière de parfumer les gants avec de la gomme odorante ou des fleurs.
[202]: Au moyen âge l'on portoit déjà des gants ornés de fils d'or:
Il l'en donna le gant à l'or paré.
(La Chevalerie Ogier de Danemarche, t. 1, p. 103, v. 2489.).
[203]: Le gant de fauconnier, dit Savary, Dict. du commerce, «est un très gros gant d'un cuir très épais, ordinairement de cerf ou de buffle, qui couvre la main et la moitié du bras du fauconnier pour empêcher que l'oiseau ne le blesse avec son bec ou avec ses serres.»
[204]: La manchine, manche de la charrue.
[205]: De lubricus, glissant.