[242]: L'auteur suit pour ce mot la mauvaise orthographe adoptée par Bruscambille; c'est matagraboliser qu'il faut lire, comme l'a écrit Rabelais, d'après les trois mots grecs dont il a dérivé cette expression burlesque. (V. liv. 1, ch. 19.)

[243]: Dans les livres de droit, l'on imprimoit en lettres rouges les titres et les passages importants du texte: c'est ce qu'on appeloit rubriques.

[244]: Les ravages auxquels il est fait allusion ici, et qu'avoient commis les soldats des princes mécontents, donnèrent lieu à plusieurs écrits, où se retrouvoient les plaintes des habitants de la campagne: La carabinade du mangeur de bonnes gens, 1614, in-8;—Ennuis du paysan champestre, adressé à la reine regente, 1614, in-8;—Discours de Me Guillaume et de Jacques Bonhomme sur la defaite de 35 poules et le coq faite en un souper par 3 soldats, 1614, in-8. Après la paix, d'autres livrets avoient paru dans lesquels éclatoit la joie de ces pauvres gens, délivrés enfin de ceux qui les mettoient au pillage: L'Hymne de la paix chantée par toute la France, par les laboureurs, vignerons et autres paysans qui l'habitent, pour l'assurance qu'ils ont maintenant de paisiblement recueillir le fruit de leurs labeurs;—Le Holà des gens de guerre fait par le messager de la paix... dédié à Monsieur, frère du roy, qui donne la sauvegarde aux paysans..., par Beaunis de Chanteraine, sieur des Viettes, 1614, in-8.

[245]: V., sur cette expression, la note d'une des pièces qui précèdent.

[246]: Après les guerres civiles on voyoit souvent les gens du parti vaincu s'exiler volontairement pour aller offrir leurs services aux princes étrangers, ou fonder des colonies, comme les chefs huguenots Laudonnière et de Gourgues l'essayèrent dans la Floride sous Charles IX. En 1614, ceux qui avoient servi sous les princes et que la paix venoit de laisser sans emploi manifestèrent des intentions pareilles, comme ce passage semblerait l'indiquer, et comme on le sait d'ailleurs par l'ordonnance royale qui fut alors rendue pour y mettre obstacle: Lettres-patentes du roi portant defenses à toutes personnes, de quelque qualité et condition qu'ilz soient, de n'enlever aucun soldat hors de ce royaume pour aller servir aucun prince étranger, et enjoint à ceux qui y sont allés de s'en revenir sous peine du crime de lèse-majesté. (22 septembre 1614.) Louis XIV, après la Fronde, persuadé qu'il étoit plus prudent de repousser du royaume ce vieux levain de rebelles que de l'y garder, prit une mesure toute contraire. «On envoya, dit Lemontey, périr à Candie, en Afrique, en Hongrie, les vieux soldats gâtés par la licence des discordes civiles, et le duc de Beaufort, le roi des halles, et le comte de Coligny, qui avoit suivi Condé chez les Espagnols.» (Essai sur l'établissement monarchique de Louis XIV, etc. Paris, 1818, in-8, p. 328.)

[247]: C'est le prince de Condé, chef des mécontents, comme tout à l'heure Jupiter c'étoit le roi.

[248]: V., sur cette expression, notre t. 3, p. 276-277.

[249]: On disoit par abréviation entendre le jars pour entendre le jargon ou argot des voleurs. Il est tout naturel que Mercure sût cette langue-là. Si le duc de Mercœur n'étoit mort en 1602, je croirois que c'est de lui qu'on a voulu parler sous ce nom de Mercure, qui se prononçoit comme le sien.

[250]: La fougade, foucade ou fougasse, étoit une sorte de petite mine qu'on préparoit sous un ouvrage qu'on vouloit faire sauter. Ce mot s'employoit aussi figurément. On dit encore dans quelques provinces d'une personne qui va par élans et par fougue: elle fait tout par foucade.

[251]: Il est parlé dans l'Histoire comique de Francion (Rouen 1635, in-8, p. 689) «des anciennes trompettes revenues des guerres» qui gagnoient leur vie à fanfarer sur le Pont-Neuf aux dépens de la bourse et surtout des oreilles du passant. Selincourt se plaignoit en 1633 de ce qu'on n'employât à la chasse que de simples cors au lieu de trompes, «qui, dit-il, se font entendre de plus de deux lieues, et, ajoute-t-il, de ce qu'on a établi une licence de sonner à la manière des maîtres du Pont-Neuf.» Cité par Le Grand d'Aussy, Vie privée des François, édit. Roquefort, t. 1, p. 426.