[278]: Le chevalier d'Aceilly (de Cailly) savoit quel art ont les servantes de faire payer au maître ce qu'elles ont pris soin d'obtenir à bon compte:
Quand ma servante est au marché,
Pour avoir à bon compte elle prend de la peine;
Mais que m'importe qu'elle en prenne?
Quand elle est au logis, rien n'est à bon marché.
[279]: L'endroit où se vendoit la volaille s'appeloit ainsi déjà, à cause de la Vallée de misère, quai de la Mégisserie actuel, où se tenoit ce marché. Quand il fut transféré où il est encore, sur le quai des Grands-Augustins, il garda ce nom, bien qu'il n'y eût plus de raison de le lui conserver.
[280]: Restes de viande. Ce mot se trouve souvent dans La Fontaine avec cette acception.
[281]: On ne souffroit pas que les domestiques fussent sans place. Toute fille de chambre trouvée sur le pavé étoit fustigée, et on lui coupoit les cheveux. Les valets en pareil cas étoient attachés à la chaîne et mis en galère. V. Traité de la police, tit. 9, chap. 3.
[282]: C'étoit depuis long-temps le profit le plus naturel des filles de cuisine:
Je gaigne douze ecus par an
Sans mon pot à la graisse;
Je mangeons tous les soirs du rost,
Farira lon la, fariran lan lost.
(Le doux entretien des bonnes compagnies, 1634, in-12, chanson 57e.)
[283]: «Je voudrois bien demander à ces maistres valets où ils peuvent prendre le revenu de s'entretenir de la façon, car ils n'ont pas cinquante livres de rente. S'ils avoient davantage, ils ne serviroient pas. Cependant ils font une despense de plus de mille livres, et n'ont tout au plus que trois cens livres de gage. S'ils ne déroboient que le surplus, ce ne seroit pas grand chose pour faire leur fortune.» (Les amours, intrigues et caballes des domestiques des grandes maisons de ce temps. Paris, 1633, in-12, p. 31.)
[284]: Pièce très rare. L'exemplaire d'après lequel nous la donnons, et le seul que nous ayons vu, se trouve porté sous le no 2396 du Catalogue de la bibliothèque de M. Coste, Paris, 1854, in-8.