[295]: Faiseur de facéties dont nous publierons quelques vers. L'éloge qu'on trouve ici de lui, et qui n'est rien moins que mérité, nous feroit croire qu'il est peut-être l'auteur de cette pièce.

[296]: V., sur cette statue mutilée et ridicule qui se trouvoit dans un des coins du chœur de Notre-Dame, une note de notre édition des Caquets de l'accouchée, p. 265.

[297]: La pyromancie, divination par les mouvements de la flamme. Virgile, dans les Georgiques, liv. 1er, v. 390, nous montre une jeune fille des champs tirant des présages des légers fumerons (fungi) formés autour de la mèche de sa lampe, et aujourd'hui encore les gens de nos campagnes s'attendent à quelque nouvelle lorsqu'ils voient un petit point brillant se détacher tout à coup sur la clarté de leur chandelle.

[298]: Errinys, la première des Furies.

[299]: L'espiègle. V., sur ce type, qui avoit été importé d'Allemagne; une note de notre édition des Caquets de l'accouchée, p. 226.

[300]: Les petits marchands de noir de fumée, ou de noir à noircir, comme ils disoient dans leur cri, étoient très fameux alors dans les rues de Paris, pour le bruit qu'ils faisoient et à cause de leurs habitudes vagabondes. On trouve dans l'œuvre de Laigniet six gravures représentant les aventures de Jean Robert, le plus célèbre de ces vauriens, qui a laissé son nom à la rue qu'il habitoit.

[301]: Ce mot se prenoit pour bohémien. C'étoit, selon Huet, cité par le Dictionnaire de Trévoux, une altération de blaque vlasque ou valasque; or, on sait que les zingari venoient en grande partie de la Valachie. C'est à cause d'eux que l'argot est appelé souvent patois blesquin. Par extension on disoit encore au XVIIIe siècle faire le blesche, être de mauvaise foi, (V. Th. de Ghérardi, t. 3, p. 147), et l'on employoit dans le même sens le verbe bleschir, aujourd'hui hors d'usage.

[302]: C'est-à-dire puisque vous avez tout mangé à belles dents, faisant de votre ventre un creuset d'arquemiste.

[303]: Le plus souvent on disoit seulement piolé, riolé, comme une chandelle des rois (V. Comédie des proverbes, acte 2, scène 5), parce qu'en effet les chandelles ou bougies dont on se servoit le jour de l'Epiphanie étoient teintes de diverses couleurs.

[304]: L'auteur veut parler sans doute de ce fameux branle de Bretagne qu'on appeloit trikori, et dont il est plus d'une fois question dans les Contes d'Eutrapel. Il se transforma plus tard et devint la danse des tricotet, qui s'exécutoit sur l'air de Vive Henri IV.