[305]: On sait combien étoient célèbres les danses hautbarroises dont faisoit partie le branle de Metz, par lequel, sous Louis XIV encore, se terminoient les bals de la cour.

[306]: Sur cette danse, fort à la mode sous Louis XIII et devenue très surannée dans la seconde moitié du XVIIe siècle, où elle n'étoit plus vantée que par les grand'mères, V. une note de notre édition du Roman bourgeois, pages 128-129.

[307]: V. sur ce mot notre tome 3, page 145, note.

[308]: Ces valets des jeux de paume, qui marquoient les points et qui essuyoient les joueurs après la partie, s'appeloient naquets. V. Fauchet, Orig. des chevaliers, liv. 1, chap. 1.

[309]: Lisez: frère Jean des Entommures.

[310]: M. Brunet (Manuel du libraire, tome 2, p. 103) parle de ce Discours. Après l'avoir décrit, il ajoute: «A cette pièce s'en trouve quelquefois jointe une autre dont voici le titre: Version françoise d'une oraison funèbre faicte sur la mort de la royne d'Ecosse, par le R. P. en Dieu M. J. S., 1587.» Il en indique aussi une réimpression faicte à Anvers en 1589, et mentionnée par M. Œttinger dans sa Bibliographie biographique. Mais ce que ne dit pas M. Brunet, c'est que cette pièce n'est autre chose que la copie presque complète de toute la première partie d'une dépêche que M. l'Aubespine de Châteauneuf, notre ambassadeur près d'Elisabeth, avoit envoyée à Henri III quelques jours après l'exécution, le 27 février 1587, dépêche dont l'autographe est conservé à la Bibliothèque impériale, fonds Béthune, no 8880, fol. 7, et qui reproduit elle-même textuellement un rapport adressé à l'ambassadeur par quelque gentilhomme de sa suite. Une copie de ce rapport, qui a pour titre: Advis sur l'execution de la royne d'Ecosse, par M. de la Chastre, se trouve aux mss. de la Bibliothèque impériale, collect. des 500 Colbert, t. 35, pièce 45. Nous devons la connoissance de ce dernier fait à une note de M. A. Teulet, qui, dans sa belle publication faite pour le Bannatyne club d'Édimbourg: Papiers d'Etat relatifs à l'histoire d'Ecosse au XVIe siècle, t. 2, p. 890-899, a donné dans toute son étendue la dépêche de M. de Châteauneuf. M. Teulet ignoroit l'existence de la pièce imprimée qui en reproduit la partie la plus intéressante. M. Mignet ne semble pas non plus l'avoir connue; il ne la mentionne pas aux divers passages de son Histoire de Marie Stuart (t. 2, p. 353, etc.) où il cite la dépêche de M. de Châteauneuf. Le fait de cette publication d'un papier d'Etat tolérée, sinon autorisée, par le roi, est d'une importance qu'il n'est pas besoin de signaler, surtout lorsque l'on considère qu'il est tout à fait d'accord avec les sentiments de Henri III, en cette circonstance sympathiques pour Marie Stuart, hostiles pour Elisabeth, et tendant à attirer l'intérêt sur l'une et la haine contre l'autre.—Nous reproduisons ici la première édition du Discours. Il est probable qu'elle suivit de près l'arrivée de la dépêche, dont elle est une copie partielle, et qu'elle fut ainsi donnée à Paris vers le commencement de mars 1587. Elle précéda donc la relation du même événement faite par Bourgoin, médecin de Marie Stuart, avec ce titre: La mort de la royne d'Ecosse, douairière de France, où est contenu le vray discours de la procedure des Anglois à l'execution d'icelle, etc. Ce dernier récit, publié dans les premiers mois de 1589, a été repris par Jebb au t. 2, p. 612, de son grand ouvrage: De vita et rebus gestis serenissimæ principis Mariæ Scotorum reginæ. Ces publications faites à Paris sont un fait curieux; elles prouvent l'ardeur de la curiosité populaire à s'enquérir de tout ce qui avoit trait à l'histoire de la femme charmante et infortunée qui avoit été reine de France; elles coïncindent à merveille avec ce que nous savions de l'exposition d'un tableau représentant le supplice de Marie Stuart, qui attiroit une telle foule au cloître Saint-Benoît, où on le faisoit voir, et excitoit de tels murmures d'indignation, que le roi, de peur de quelques troubles, fut obligé de le faire enlever par un ordre dont la copie est conservée à la Bibliothèque impériale (fonds Béthune, no 8897). La vente des petits livres où ce même supplice étoit raconté ne fut certainement pas l'objet de mesures pareilles. Catherine de Médicis et son fils devoient, en bonne politique, l'encourager. La publication de ce récit, pour ainsi dire officiel, qu'ils tolerèrent, je le répète, si même ils ne l'ordonnèrent pas, en est une preuve. Ce qui contribueroit encore à nous le faire croire, c'est le soin qu'ils avoient pris auparavant pour faire disparoître tout ce qui, loin d'apitoyer en faveur de Marie Stuart, tendoit à exciter les haines contre elle. Il se trouve à ce sujet une lettre très intéressante de Catherine de Médicis au président de Thou dans le bizarre recueil publié à Paris, en 1818, sous le titre de: Life of Thomas Egerton, chancellor of England, gr. in-8, non terminé. Voici cette lettre, datée de Blois le 22 mars 1572, et que dut motiver le libelle de Buchanan de Maria Scotorum regina: «Je vous prye vous enquerir doulcement qui est l'imprimeur qui a imprimé ung livre, traduit du latin en françoys, faict à Londres contre la royne d'Escosse, et faire prendre et brûler secrettement et sans bruict tout ce qui se pourra trouver desdicts livres, de sorte que, s'il est possible, il n'en demeure un seul formulaire, faisant faire aussi soubz mains deffences à tous imprimeurs d'en imprimer, soubz telles peines que vous adviserez.»

[311]: Lisez Fotheringay. Il n'est pas besoin de faire remarquer que tous les autres noms ne sont pas moins affreusement défigurés. Nous allons les rétablir. Il s'agit d'abord de Robert Beale, clerc du conseil, beau-frère du secrétaire Walsingham, et qui fut en effet l'un de ceux qu'Elisabeth envoya pour signifier à Marie Stuart son arrêt de mort; ensuite viennent les comtes de Shrewbury et de Kent, chargés d'assister au supplice, et le comte de Rutland. Aucune relation n'avoit constaté la présence de celui-ci; l'on savoit seulement par le Martyre de la Royne d'Ecosse, etc. (V. Jebb, t. 2, p. 320), qu'après le supplice il avoit paru aux funérailles, soutenant la comtesse de Bedford, qui représentoit la reine d'Angleterre.

[312]: On lit dans la dépêche: l'exécuteur de cette ville, ce qui se comprend, M. de Châteauneuf ayant daté sa lettre de Londres.

[313]: Var.: ainsi que j'entends.

[314]: Var.: des maréchaux. Il y a dans la dépêche une abréviation qui a pu motiver l'autre lecture. Celle-ci naturellement est la bonne. Ce chef de la province est celui que Pasquier, dans son récit de la mort de la reine d'Ecosse, désigne ainsi: «Le Prevost, qu'ils appellent schériff.» (Recherches de la France, liv. 6, chap. 15.)