[236]: Saluer, tirer le bonnet. On lit dans Regnier, satire 8, vers 175:

Voyant un président qu'il étoit nécessaire
D'estre toujours après ces messieurs bonneter.

[237]: «Nos pères disoient, lit-on dans le recueil de pièces contre le connétable de Luynes (p. 295), tenir au petit pot, pour tenir dans un état modeste.» On avoit aussi le proverbe pour les gens d'un état contraire: «La soupe du grand pot, et des friands le pot pourry.» (La Mesengère, Dict. des prov., 1re édit., p. 313.)

[238]: C'est en effet une aventure qui fit alors beaucoup de bruit. Nous en connaissons un autre récit sous ce titre: Relation remarquable de ce qui s'est passé au mariage de Mademoiselle (Tout lui faut) avec M. (Qui donne), et comme il s'y est pris pour connoître le caractère de sa femme la nuit de ses noces. C'est, sauf la forme, tout à fait la même histoire.

[239]: Nous avons déjà rencontré ce nom de Passart; il est bon de nous expliquer à ce sujet. C'est le masque derrière lequel se cachoit l'abbé Chérier, «gros rejoui, dit Piron, qui n'avoit de bréviaire que la bouteille, et d'autre bénéfice que la censure de la police. On n'a de lui, c'est toujours Piron qui parle, que les Approbations des sottises sans nombre de son temps, sous le nom factice de Passart. A sa mort, ce bel emploi, bon pour ses pareils, fut donné au celèbre auteur de Rhadamiste.» Au sujet de cette succession, Piron fit une épigramme à laquelle les lignes que nous venons de citer servent de commentaire. Voici l'épigramme:

Dieu des vers, sous ton pavillon
Qu'on vogue bien à la male heure!
Pour placer le grand Crebillon,
Il faut que le gros Cherier meure.
Quelle place! Pour moi, j'en pleure.
Examiner avec degout
Nos rogatons de bout en bout!
Du moins l'autre (en paix soit sa cendre)
Approuvoit ou reprouvoit tout
Sans lire ou sans y rien entendre.

Œuvres complètes d'Alexis Piron, édit. Rigoley de Juvigny, in-8, t. 7, p. 240.

En disant qu'on n'avoit de l'abbé Chérier que ses approbations de censeur, Piron s'est trompé. Il a écrit dans le burlesque; il a été l'un des successeurs du comte de Cramail, l'un des devanciers de M. de Bièvre. Ainsi, en 1725, il donna l'Homme inconnu, ou les Equivoques de la langue, dédiées à Bacha Bilboquet. A la page 53 de leur 2e volume d'avril 1775, les auteurs de la Bibliothèque des Romans reproduisent cette bouffonnerie, et donnent, comme préface, des détails sur Chérier: «Nous savons de quelques gens qui l'ont connu que c'étoit un plaisant de profession et de caractère, mais souvent fort agréable. Il fit imprimer son Homme inconnu, à la suite d'un Ana de sa façon intitulé Polissonniana, qui est un excellent extrait des bonnes ou mauvaises plaisanteries connues avant le temps où il écrivoit. Comme pendant 90 ans le goût avoit eu le temps de se perfectionner, l'Homme inconnu vaut mieux que le Courtisan grotesque

[240]: Cette pièce se trouve à la suite de celle qui a pour titre Catéchisme des courtisans (Cologne, 1668, pet. in-12), et que nous avons reproduite dans notre tome 5, p. 75-95.

[241]: Celui dont parle Chicaneau (les Plaideurs, act. I, sc. 6):