Un grand homme sec, là, qui me sert de témoin,
Et qui jure pour moi lorsque j'en ai besoin,

est de la même race.

[242]: Tartufe, à ce qu'il paroît, étoit de Normandie.

[243]: Sepulcrum dealbatum. C'est ainsi que le Christ désignoit les Pharisiens: «beaux au dehors et pleins de pourriture au dedans».

[244]: M. Pluquet, dans ses Contes populaires et proverbes, in-8, p. 116, cite le dicton normand:

Domfront, ville de malheure,
Pris à midi, pendu à une heure.

[245]: On avoit douté de l'existence de cette charge au moins singulière. L'édit qui la supprime convaincra les plus sceptiques. Il en étoit d'ailleurs parlé déjà dans le Traité des droits (t. 1, p. 530), où nous trouvons mentionnés auprès de deux porte-chaises d'affaires—le nom de cet emploi en dit assez—un capitaine des levrettes de la chambre, ayant 2,466 livres de gage. Chaque porte-chaise n'en avoit que 800. La charge supprimée ici devoit dater de Louis XIII, qui avoit mis à la mode les petits levriers d'Angleterre pour la chasse du lapin. Sélincourt, dans son Parfait chasseur (1683), parle de ceux que ce prince avoit fait dresser et qu'il lançoit dans la petite garenne placée au bout du jardin des Tuileries. Je ne sais qui fut alors capitaine des levrettes, mais, comme on le voit, sa charge lui survécut; elle se multiplia même: car, lorsqu'on créa les maisons du comte de Provence et du comte d'Artois, par édits des mois d'avril 1771 et octobre 1773, on les pourvut l'un et l'autre d'un capitaine des levrettes, aux gages de 1,000 livres, tandis que le maître de mathématiques n'en avoit que 200, et le premier peintre 600!

[246]: Les levriers de Champagne passoient pour être les plus vigoureux et les plus vites du monde, comme dit Sélincourt. On les employoit pour la grande chasse, comme les levriers d'Angleterre pour la petite.

[247]: Nous avons déjà parlé de cette maison et dit à quel patriarche elle devoit son nom (V. t. 3, p. 51, et Jaillot, Recherches sur Paris, quartier de la Place Maubert, p. 97). En l'année 1561, elle n'appartenoit plus depuis cent cinquante ans environ au patriarche d'Alexandrie. Etienne Carrage, conseiller au Parlement, la tenoit par succession de Thibault Carrache, bourgeois de Paris, et l'avoit louée à Ange de Caule, marchand Lucquois, qui lui-même la prêtoit ou la donnoit à bail aux calvinistes. Leurs assemblées, tolérées en vertu du récent édit de pacification, s'y tenoient, ainsi qu'à Popincourt.

[248]: L'un des plus ardents parmi les ministres calvinistes. Partout on le trouvoit prêchant et répandant la religion nouvelle, qui «auparavant je ne diray pas harrassée, écrit Pasquier, ains terrassée, commença de lever les cornes et se lever au milieu de nous d'une furieuse insolence. Nous la vismes, continue-t-il, estre preschée non en lieux sombres et escartez, ains à huis ouvert en la maison de la comtesse de Senigant dans cette ville de Paris, et du mesme temps par le ministre Malo, dans les fossez du faubourg St-Jacques, comme s'il eût voulu escheller la ville, et depuis, par jours alternatifs, au Patriarche et à Popincourt, par le mesme Malo et La Rivière, ministres.» (Lettres de Pasquier, liv. 15, lettre 19.)