[378]: Cet événement se passa dans l'hôtel bâti un siècle auparavant par Babou de la Bourdaisière, et qui étoit devenu l'hôtel des gouverneurs. (Chalmel, Hist. de Touraine, t. 2, p. 448.) Cette maison, qui servit depuis de prison, a été démolie. Elle étoit située dans la rue qui porte aujourd'hui le nom de Colbert.
[379]: Cette cause est du genre de celle que perdit si piteusement le marquis de Langey en 1659. Il ne manque, pour qu'elle soit de tout point semblable, que l'épreuve du congrès. Picot n'alla pas jusque là, mais le marquis la subit, sans toutefois parvenir à s'exécuter un peu virilement. Le scandale qui en résulta fut cause «qu'on abolit pour jamais l'épreuve du congrès, comme chose odieuse et incertaine». (Faits des causes célèbres, 1769, in-12, p. 43.)
[380]: L'official. Le mariage étant à cette époque regardé comme un sacrement bien plus que comme un contrat civil, les procès pour cause d'impuissance étoient portés devant l'official, qui étoit un magistrat ecclésiastique.
[381]: C'étoit bien ce que soutenoit aussi le marquis de Langey. Une fois on le prit au mot, et il en fut pour sa courte honte, «La femme, par grâce, dit Tallemant, accorda au mari toute une nuit. Les experts étoient auprès du feu. Ce pauvre homme se crevoit de noix confites. A tout bout de champ, il disoit: «Venez, venez»; mais on trouvoit toujours blanque. La femelle rioit et disoit: «Ne vous hâtez point tant, je le connois bien.» Ces experts disent qu'ils n'ont jamais tant ri ni moins dormi que cette nuit-là ...» (Historiettes, 2e édit., t. 10, p. 200.)
[382]: Ces vers sont des débris mutilés et intervertis de la satire X de Juvenal, v. 204-217.
[383]: Picot en appela-t-il? Je ne sais. Le marquis y alla plus bravement. «Au bout d'un an et demi, dit Tallemant, Langey prit des lettres en forme de requête civile pour faire ôter de l'arrêt la défense de se marier; mais le chancelier le rebuta en disant: A-t-il recouvré de nouvelles pièces? Sa seconde femme eut sept enfants. Il trouva qu'il y avoit là plus de preuves qu'il n'en falloit pour faire casser le premier arrêt. Il actionna donc M. de Boesse, devenu le second mari de sa première femme. Il perdit encore.
[384]: Cette mazarinade se trouve avec le titre qu'elle porte ici dans le Tableau de la vie et du gouvernement de messieurs les cardinaux Richelieu et Mazarin, etc.; Cologne, P. Marteau, 1694, in-12, p. 286-289. On la trouve imprimée à part sous le titre de l'Illustre barbe D. C. en vers burlesques (S. l. n. d.), 4 pages, et sous celui-ci: Poème sur la barbe du prem. presid.; Bruxelles, 1649, 6 pages.—La barbe de Mathieu Molé étoit, en effet, très fameuse; le surnom par lequel on le désignoit souvent lui en étoit venu. «Le visage de la cour, dit Larroque, se moque de la braverie (Châteauneuf) et du chien au grand collier (Seguier), disant que la Grand'Barbe (Molé) ne fait le philosophe ni l'homme d'Etat, et que le vent lui souffle du derrière.» (Cité par M. Moreau, Bibliographie des Mazarinades, t. 1, p. 9.)
[385]: Il faut, sans doute, reconnoître ici l'auditeur des comptes Le Boulanger, qui, frappé de plusieurs coups de baïonnette comme il sortoit de l'Hôtel-de-Ville, lors de la grande émeute de 1652, mourut peu de jours après. (Mém. de Conrart, Collect. Petitot, 2e série, t. 48, p. 151.) Ceci nous donneroit à peu près la date de cette pièce.
[386]: M. Moreau conclut avec raison de ce vers que cette mazarinade, comme bien d'autres, se répandoit par copies manuscrites.
[387]: Il est longuement parlé de ce voleur, l'un des plus fameux qu'il y eût au commencement du règne de Louis XIII, dans l'Inventaire général de l'histoire des larrons, liv. 2, ch. 7. «Ses compagnons, y est-il dit, ne l'appeloient que le Bohêmien, car il savoit toutes les règles du picaro, et il n'y avoit jour où il n'inventât de nouvelles souplesses pour les attraper.» Gouriet a aussi parlé de lui dans son livre: Personnages célèbres dans les rues de Paris, t. 2, p. 43-44, et nous connoissons une autre pièce ayant pour titre: La prise du capitaine Carfour, un des insignes et signalés voleurs qui soient en France, arresté prisonnier ès environs de Fontainebleau, avec un abrégé de sa vie et quelques tours qu'il a faits ès environs et dedans la ville de Paris, Paris, Jean Martin, 1622, in-8. Nous aurons à la citer dans les notes de celle-ci.