[388]: Massacreurs. Sur le verbe accravanter, V. t. 3, p. 230.
[389]: C'est ce qui est dit dans le passage de l'Inventaire de l'histoire générale des larrons cité dans notre première note.
[390]: C'est le premier nom qu'on donna aux voleurs allant par bandes. Celui de bandit vint après. Des Périers parle, dans ses contes, d'un certain Cambaire, fameux bandoulier des environs de Toulouse, qui, comme Carrefour, avoit d'abord été bon soldat et s'étoit même acquis le «renom de vaillant et hardy capitaine», et qui, les guerres finies, s'étoit rendu «par depit et necessité bandoulier des montaignes et environs». (Nouvelles de Des Périers, p. 279, Bibliothèque elzevirienne.)
[391]: Les troubles de la régence de Marie de Médicis durant les années 1616 et 1617.
[392]: Pendant que le duc de Nevers, l'un des rebelles, tenoit en échec l'armée du roi devant Rethel, sa femme se préparoit à une vive résistance dans le Nivernois. De Nevers, où elle s'étoit surtout fortifiée, elle organisoit la défense, amassant des troupes, de l'argent, des munitions de guerre, et mettant dans son parti tous les gentilshommes de la province. On voit que tous les alliés lui étoient bons, puisqu'elle recherche ici l'aide du brigand Carrefour.
[393]: C'étoit une milice très décriée, où ceux qui servoient étoient moins soldats que bandits. D'Aubigné fait du mot carabinage un synonyme de félonie (Baron de Fæneste, liv. 3, ch. 23), et l'on sait que Pechon de Ruby l'a glissé dans le titre de son petit livre sur les matoiseries soldatesques et autres. Le Duchat veut reconnoître dans ces carabins les soldats calabriens qui, en 1465, servoient dans l'armée des princes ligués contre Louis XI, et dont, selon la chronique scandaleuse, on faisoit déjà si peu de cas alors. Il en fut pris vingt-quatre, qui, menés sur le marché de Paris, y furent vendus sur le pied de 6 sous 6 deniers parisis la pièce. Tavannes, dans ses Mémoires (Coll. Michaud, p. 74), veut, au contraire, que le mot carabin soit un souvenir des croisades et vienne de carra (soldat) et bei (du Seigneur). Au XVIIe siècle, on appeloit par moquerie les chirurgiens carabins de Saint-Côme: V. Théophraste au cabaret, p. 19. Il ne reste plus que la première moitié de cette locution railleuse. C'est, avec le nom de la carabine, arme dont ils se servoient, tout ce qui survit des anciens carabins.
[394]: M. de Nevers étoit gouverneur de Champagne, et il en avoit mis les principales villes de son parti.
[395]: Ceci donneroit à penser qu'il étoit le chef de la bande des Manteaux rouges, dont nous avons déjà parlé souvent. V. t. 1, p. 198; t. 5, p. 194. «Il ne s'arrestoit jamais en un lieu, lit-on dans le petit livret sur sa prise; on l'a recogneu desguisé assez souvent dans Paris, qui s'enquestoit si on ne parloit pas de luy.»
[396]: Ce fait se trouve aussi raconté dans la Prise du capitaine Carrefour, etc.
[397]: Il y a en effet entre eux de grands points de ressemblance. V., sur Guillery, notre t. 1, p. 289, et le Journal de L'Estoille, fin septembre 1608.