Sa main toute de palmes rompt,
Et pour une tierce couronne
Maint tortis de laurier plainement environne
Ses temples[207] et son front.

L'œillet est compris en son teint,
Le beau lys en son armoirie,
Et sa lèvre, imitant une jeune prairie,
De la rose se peint.

Arrière tous ces vains presens,
Qu'ailleurs s'anime leur victoire;
Ils manquent pour un roy si renommé de gloire,
En de si nouveaux ans.

Le present, le may qu'il luy faut,
D'une vraye recognoissance,
Est l'arbre de l'amour et de l'obeissance,
A qui rien ne deffaut.

C'est la vive fleur de renom
Que le devoir a mis en estre,
Et la fidelité que l'on void apparoistre
En l'esclat de ton nom.

Sus donc, astre de l'univers,
En qui tant de bien se descouvre,
Porte luy maintenant jusqu'au chasteau du Louvre
Sur l'aisle de mes vers.