[15]: Tout le monde en eut, si bien que dans une mazarinade, Maximes morales et chrétiennes pour le repos des consciences dans les affaires présentes, etc., 1649, in-4., il est dit qu'on voit «abbés frisés, poudrés, le visage couvert de mouches, tous les jours dans un habit libertin parmi les cajoleries des Cours et des Tuileries.»

[16]: Je suis porté à croire que cette pièce a beaucoup de ressemblance avec celle qui a pour titre: Le voyage raccourci de trois bourgeoises de Paris, avec leurs ruses et finesses, nouvellement découvertes par leurs maris; Paris, veuve du Carroy (vers 1618), in-8 de 24 feuillets. Malheureusement, je n'ai pu la retrouver pour faire la comparaison.

[17]: Il se trouve dans les Caquets de l'accouchée, p. 217, une histoire à peu près pareille, où deux femmes, pour jouer un tour semblable à leurs maris, feignent d'aller non plus à la noce, comme ici, mais en pèlerinage. Dans les anciennes poésies françoises des XVe et XVIe siècles, publiées par M. A. de Montaiglon, se trouve, t. 3, p. 331-334, une chanson qui roule aussi sur une aventure du même genre, au moins par le scandale: Chanson nouvelle de certaines bourgeoises de Paris qui, feignant d'aller en voyage ès fauxbourg Saint-Germain-des-Prez, furent surprinses en la maison d'une maquerelle et menées en prison à leur deshonneur et confusion.

[18]: On appeloit ainsi les plus forts écus, les seuls que les juges voulussent recevoir pour leurs épices. Chaque quart d'écu étoit de 16 sols, et, par conséquent, l'écu quart valoit 3 livres 4 sols.

[19]: C'est-à-dire que les oreilles leur tintoient, comme aux gens de qui l'on parle mal. Cela nous donne l'étymologie du mot tintouin, qui d'abord ne s'employoit pas autrement. On trouve même dans Montaigne le verbe tintouiner.

[20]: On sait que couratier, couratière, sont les anciennes formes des mots courtier, courtière. Ils se prenoient souvent, comme ici, en mauvaise part, pour désigner de bas entremetteurs:

Il devint en un jour savant en tel metier,
Maquignon, revendeur, affronteur, couratier.

(Ronsard, Hymnes, liv. 2, 10.)

[21]: C'est ce qu'on appelle encore le chaudeau dans quelques villes de province où cet usage s'est gardé. Les convives de la noce l'apportoient de bon matin en grande cérémonie, à la suite d'une aubade sous la fenêtre des époux. V. notre Histoire des lanternes de Paris, p. 12, et une très curieuse chanson qui se trouve dans le Recueil du Savoyard. En Ecosse, on appeloit cette boisson nuptiale le sack-posset. Il y entroit du vin, de la crème, du sucre, de la muscade. V. W. Scott, Quentin Durward, conclusion.

[22]: Ce mot, avec le sens de galant, étoit depuis long-temps dans la langue. V. Rabelais, liv. 1, ch. 8, et liv. 4, ch. 43. Ce passage de Roger de Collerye, édit. Ch. d'Héricault, p. 286, semble en donner l'étymologie: